Maison de soins palliatifs : des bénévoles dévoués

515
0
Share:

Mélanie Montbobier est la coordonnatrice des bénévoles de la Maison de soins palliatifs du Saguenay depuis le 29 mars 2021. (Photo : Roseline Pelletier)

Accompagner des personnes en fin de vie dans un centre de soins palliatifs n’est pas une mission pour tout le monde. À la Maison de soins palliatifs du Saguenay, les bénévoles sont sélectionnés avec le plus grand soin.

« C’est un privilège d’être associé à ce moment particulier de la vie d’une personne », déclare Mélanie Montbobier, la coordonnatrice des bénévoles à la Maison de soins palliatifs du Saguenay.

« Ceux qui reçoivent le plus de confiance, ce sont les bénévoles parce que contrairement aux infirmiers et aux docteurs, ils n’ont pas d’étiquette. Ce sont seulement des humains », déclare la coordonnatrice.

Mélanie Montbobier précise qu’elle est donc très sélective sur les personnes qu’elle admet en tant que bénévole à la maison de soins. Elle effectue un entretien rigoureux.

Marie-Claude Bouchard s’occupe de l’accueil deux fois par semaine à la maison de soins. Elle est bien placée pour constater le rôle des bénévoles. « Des fois, ils viennent nous parler, ils trouvent ça dur, ils viennent nous voir pour se changer les idées puis jaser à l’accueil un peu. »

C’est le beau qui domine

Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, l’ambiance qui règne dans cet endroit est très douce. « Même s’il y a des moments tristes où on doit faire beaucoup d’accompagnement, ce qui résonne ici c’est la légèreté et la paix », précise Mme Montbobier.

« C’est même beau de voir les gens qui vont décéder dans de bonnes conditions. Les gens qui vont finir leurs jours sont contents d’aller là. C’est paisible », indique Mme Bouchard.

Au cours des deux dernières années, la coordonnatrice et la bénévole ont vu deux mariages se produire sous le toit de l’établissement.

 

Marie-Claude Bouchard donne de son temps à la Maison de soins palliatifs du Saguenay depuis que sa perte de vue l’a forcée quitter son emploi d’enseignante. (Photo : Roseline Pelletier)

Être à l’écoute

Mme Montbobier explique que les résidents ont un grand besoin de partage vers la fin de leur vie. « C’est dans la nature humaine », précise-t-elle. Pour la coordonnatrice, c’est un grand honneur d’être cette oreille qui reçoit le récit de la vie d’une personne.

Elle ajoute que ce sont rarement des histoires époustouflantes. « Ce n’est pas le secret de l’amour », dit Mélanie Montbobier. Elle explique que ça peut être aussi simple qu’un souvenir d’enfance ou encore la réminiscence d’une histoire de chasse.

« Je dis toujours aux bénévoles de remercier les résidents pour le partage qu’ils viennent de nous offrir », explique-t-elle. La femme décrit la fin de la vie d’une personne comme une grande intimité et un état de vulnérabilité profond.

Diversifier les bénévoles

Dans les dernières années, Mélanie Montbobier essaie de diversifier les bénévoles. C’était jadis une majorité de femmes retraitées qui offraient de leur temps à l’organisme. Elle se réjouit de voir le vent tourner.

« J’ai admis une jeune fille de secondaire 5 parce que je ressentais qu’elle avait la maturité », explique la coordonnatrice.

C’est près de dix mandats différents de bénévolat qui existent au sein de la Maison de soins palliatifs du Saguenay. Parmi ceux-ci, il y a notamment le bénévolat à l’accueil, le bénévolat à la cuisine et celui de l’accompagnement et aux soins.

 

Share:
Avatar photo