Les dons de bienfaisance : une aide efficace

Les Clowns Thérapeutiques Saguenay offrent également la version « Vintage » pour les aînés. (Photo : Facebook)
« Pour certains, c’est peut-être juste une goutte d’eau dans l’océan, mais pour nous, ça fait une différence », affirme la directrice générale des Clowns thérapeutiques Saguenay, Josée Gagnon. Chaque don offert à un organisme de bienfaisance aide à améliorer la qualité de vie des patients atteints d’une maladie.
C’est grâce à des initiatives comme celles de Leucan SLSJ et de la Fondation Mark Dickey que les clowns thérapeutes ont pu ajouter de nouveaux matins à leur horaire au CIUSSS de Chicoutimi, afin d’accompagner des enfants atteints de cancer.
« Ça nous aide à payer notre service à la maison de soins palliatifs et en oncologie pédiatrique. On paie la totalité de la partie offerte aux enfants, car il n’y a aucun financement pour ça », explique Josée Gagnon, également fondatrice des Clowns Thérapeutiques Saguenay.
Les dons reçus servent à répondre à divers besoins, tels que le financement d’activités et les déplacements. « Pour 260 $, on peut voir quinze personnes, c’est clair de même. »
Les clowns-docteurs sont des comédiens professionnels formés pour donner des soins à domicile. Ils reçoivent régulièrement des formations autant médicales qu’artistiques pour aider les jeunes patients, les rassurer et dédramatiser les traitements. « Il n’y a pas de maquillage, ni de gros costumes rouges, verts et bleus, pas de gonflage de ballons, seulement le plus petit masque du monde : le nez », affirme Mme Gagnon.
Dans la survie d’un organisme de bienfaisance, la partie assurée par les dons est souvent cruciale. L’an dernier, les Clowns thérapeutiques Saguenay affichaient un revenu annuel de 226 406 $ en dons. Seulement 10 % de ce total provenait du gouvernement.
L’organisme possède plusieurs donateurs principaux et locaux, notamment Pétrole RL, l’Hôtel Chicoutimi, la Fondation Saint-Hubert et l’Hôtel-Dieu d’Alma. « C’est vraiment un rouage important, ça met de l’eau au moulin communautaire. Ce ne sont pas tous les entrepreneurs qui le font, mais ceux qui le font ont un rôle important », lance Mme Gagnon.

Près de 150 personnes étaient présentes à huit heures du matin pour le grand départ de La Petite Randonnée du Gros Dickey, le samedi 4 octobre 2025. (Photo : Vicky Dallaire)
Du défi au succès
Des fondations comme celle de Mark Dickey ont même organisé une levée de fonds en ralliant le sport à la cause du cancer. « Marcher 42 kilomètres, c’est beaucoup plus facile que de suivre des traitements de chimiothérapie », confie l’animateur de Radio Énergie 94.5, Mark Dickey. C’est par une simple marche dans la ville d’Arvida que la Petite Randonnée du Gros Dickey est née.
Ce qui devait n’être qu’un simple pari avec sa collègue de l’époque, Myriam Segal, est finalement devenu un événement d’envergure. Depuis 2013, Mark Dickey, qui a sa propre fondation, a lancé une campagne de financement pour la cause du cancer. « Cet argent-là ne traverse pas le parc des Laurentides », précise l’animateur qui encourage les initiatives locales.
L’argent ramassé est divisé et donné à six organismes de la région, entre autres Cancer Saguenay, Palli-Aide et la Maison de soins palliatifs. Les fonds ont déjà servi, par le passé, à acheter des appareils pour le service d’oncologie des hôpitaux de Chicoutimi et de Jonquière.
« Ça fait une différence pour nous, il y a un équipement qu’on n’était pas en mesure d’acheter. Grâce à la somme amassée cette année, on va être capable d’acheter un équipement spécialisé pour l’hémato-oncologie », rapporte la directrice du développement de la Fondation de ma vie, Tania Saleste.
En 2022 et 2023, la fondation a établi un record en récoltant plus de 100 000 $. Cette année, pour la treizième édition, ils ont recueilli 94 500 $ en dons, soit environ 15 000 $ par organisme.
« Un don comme ça, ça a un impact énorme pour un petit organisme comme le nôtre. Surtout en pédiatrie et pour la maison de soins palliatifs », confirme Josée Gagnon, elle-même participante à plusieurs éditions de la Petite Randonnée du Gros Dickey.
« On sait l’effort que ça demande, donc de le recevoir de quelqu’un de l’externe, ça montre l’implication de la communauté et c’est vraiment important », conclut Tania Saleste.






