Le Hyrox débarque au Saguenay : un défi à la portée de tous

Le gym ATHLX est ouvert depuis le 1er septembre 2025, sur la rue des Ormes, à Chicoutimi. Pascale Côté, copropriétaire du gym ATHLX, 3ème à partir de la gauche. (Photo: courtoisie)
Le phénomène Hyrox gagne du terrain au Saguenay. Cette nouvelle forme d’entraînement, qui combine huit kilomètres de course et huit stations d’exercices fonctionnels, séduit autant les athlètes que les amateurs d’effort encadré. Le gym ATHLX, situé dans l’église Saint-Isidore à Chicoutimi, est le premier de la région à offrir ce concept mondial.
Entre crossfit et course à pied
« J’appellerais ça du crossfit combiné avec de la course à pied », résume Alain Steve Comtois, directeur du département des sciences de l’activité physique à l’UQAM. Le chercheur explique que cette discipline, née en Allemagne en 2017, attire parce qu’elle allie effort cardiovasculaire et résistance musculaire dans une même séance. « Les gens aiment se dépasser, mais sur une durée raisonnable. Un Hyrox dure environ 90 minutes, ce qui le rend plus accessible qu’un marathon ou un triathlon », ajoute-t-il.
Une gym régionale sur la vague mondiale
Pour Pascale Côté, l’idée d’amener le concept au Saguenay allait de soi. « On vient du monde du crossfit, mais on voulait un entraînement plus inclusif. Le Hyrox enlève les mouvements techniques d’haltérophilie et de gymnastique, donc n’importe qui peut participer dès le premier cours », explique-t-elle. Depuis l’ouverture officielle, le gym connaît un démarrage prometteur, l’engouement est présent. « Les membres trouvent ça motivant, peu importe leur niveau. Tout le monde finit par se donner à fond », affirme Mme Côté.
Une tendance durable ?
Popularisé par les réseaux sociaux et les compétitions internationales, le Hyrox attire particulièrement les jeunes adultes. Mais la question demeure, s’agit-il d’une mode ou d’un mouvement qui est là pour rester ? Selon le professeur Comtois, le concept possède les bons éléments pour s’ancrer. « Comme le crossfit, ça crée une communauté. Et si ça pousse les gens à adopter une vie active, c’est positif. »
Mme Côté croit aussi en la longévité du modèle : « C’est un peu comme le triathlon, les épreuves sont toujours les mêmes, mais l’intérêt reste. »
Ce que la science dit du Hyrox
Une étude publiée en mars 2025 dans Frontiers in Physiology montre que le Hyrox sollicite intensément le corps sans les contraintes techniques du crossfit. En moyenne, les athlètes Hyrox passent autant de temps à courir qu’à s’entraîner sur les stations, les plus longues étant le sled pull, le sled push et les wallballs. Ce graphique illustre la répartition du temps moyen passé à courir et dans les stations d’exercices lors d’une simulation Hyrox.

La discipline est séparée presque également entre la course à pied et les stations d’exercices. (Photo: Brandt T., Ebel C., Lebahn C. et Schmidt A. (2025), Frontiers in Physiology)
Le Saguenay à l’heure du dépassement
Avec ses 8 000 pi² d’espace et ses équipements flambant neufs, ATHLX est un symbole du renouveau de la mise en forme en région. « On voulait créer un lieu qui rassemble les gens autour du plaisir de bouger », résume Pascale Côté. Entre intensité et inclusion, le Hyrox semble bien parti pour transformer la façon dont les Saguenéens conçoivent l’entraînement. ATHLX accueillera une compétition provinciale en 2026.






