Jugement de Jean-Luc Roberge: le maire de Luc Boivin pas surpris

Luc Boivin a côtoyé Jean-Luc Roberge en 2016 alors qu’ils siégeaient tous deux au conseil d’administration de la Société de transport de Saguenay. (Photo: Philippe Jacques)
Le maire de Saguenay Luc Boivin n’est pas « surpris » de la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) d’annuler le congédiement de l’ancien directeur général de la Société de transport de Saguenay (STS) Jean-Luc Roberge.
Dans son jugement rendu lundi dernier, la juge Myriam Bédard a été très claire. La STS dispose de 30 jours pour réintégrer Jean-Luc Roberge à son poste puisqu’il a été licencié sans raison valable en mai 2022.
Le maire Boivin veut travailler en collaboration avec le conseil d’administration de la STS pour s’assurer d’une transition adéquate. « J’ai parlé avec Joan Simard qui est la nouvelle présidente. J’ai confiance que le conseil d’administration va prendre de bonnes décisions. J’ai aussi donné mon appui à Joan », explique-t-il.
Néanmoins, il reste qu’un retour au sein d’un emploi après quatre ans d’absence apporte en soi son lot de défis, comme en témoigne Luc Boivin. « Ça crée des cicatrices. Ce n’est pas une réintégration qui sera facile, on en est conscient. »
Lorsque questionnée sur la dynamique au sein du C.A. de la STS, la présidente n’a pas souhaité s’avancer : « Je ne peux pas faire des suppositions, puis je ne serai pas dans l’hypothèse. On va analyser la situation, on va regarder tous les effets. J’ai bien confiance en l’équipe qui va nous aider à analyser tout ça. »

Jean-Marc Crevier a louangé M. Roberge sur plusieurs des récentes réalisations de la Société de transport de Saguenay, dont le projet d’Accès libre dont il était à l’origine. (Crédit : Philippe Jacques)
L’ancien conseiller de Jonquière qui a également siégé au conseil d’administration de la STS, Jean-Marc Crevier, a foi en son ancien collègue quant à sa réintégration. « M. Roberge rentre et il est fonctionnel du jour au lendemain. C’est un vaillant. Jean-Luc Roberge, c’est ce qu’on appelle un développeur. »
Une facture de plus pour les contribuables
Le montant que la Ville de Saguenay aura à dépenser dans ce dossier n’est pas encore connu. Cela n’a pas empêché Jean-Marc Crevier de comparer ces frais à ceux déboursés dans l’affaire de l’ex-greffière Caroline Dion qui avait obtenu près 1,4 million de dollars dans un litige similaire. « Monsieur Roberge, dans son cas on parle de 3 ans et demi qu’il a perdus en termes de salaire. Et c’était un haut salarié, qui, avec les avantages sociaux, devait friser le 200 000$ par année. Sans compter les frais d’avocats… », déclare-t-il.
Luc Boivin n’a pas voulu s’avancer quant à la somme totale à débourser, mais a avoué que seuls les frais juridiques ont déjà coûté plusieurs centaines de milliers de dollars. Il ajoute aussi qu’ultimement, ce sont les contribuables qui devront payer la facture à la fin de la journée.
Président de la STS au moment du congédiement de Jean-Luc Roberge, Claude Bouchard n’a pas souhaité répondre à nos questions.
L’avocat de M. Roberge, Me Marius Ménard, n’a quant à lui pas répondu à nos appels.






