L’art numérique | Un phénomène en plein essor

L’aspect numérique est de plus en plus présent au sein de la société depuis quelques années. Plusieurs facettes de la vie ont été appelées à changer et à migrer vers l’ère digitale. Le domaine des arts n’y échappe pas.

Que ce soit en arts visuels, en théâtre ou bien en programmation, l’art numérique se retrouve dans plusieurs domaines. Cette pratique émergente, réalisée à l’aide de dispositifs numériques, fait appel à des technologies comme les projections, les algorithmes, la photographie et les impressions 3D.

Stéphanie Leclerc-Murray prépare actuellement sa troisième exposition solo ayant comme thème le jeans. Elle se déroulera de la mi-avril à la mi-mai au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. L’artiste intégrera l’aspect numérique à ses créations. Photo: Lilia Gaulin

L’agente de développement culturel numérique de l’organisme Culture Saguenay-Lac-Saint-Jean, Caroline Marcel, accompagne les artistes et les gens du milieu culturel à travers leur transition vers le volet numérique. «On aide le milieu à aller plus loin. On veut aider les gens à relever les défis et les enjeux qu’apporte le numérique.»

L’artiste multidisciplinaire Stéphanie Leclerc-Murray se spécialise dans l’art textile. Celle qui a terminé sa Maîtrise en art, concentration création à l’UQAC en 2016 intègre le numérique à sa pratique artistique, notamment grâce à des projections. «En art actuel, on va toujours au-delà de l’image. Un de mes professeurs à l’université nous disait que nous n’allions pas réinventer les œuvres, car il y en a énormément qui ont déjà été réalisées. Toutefois, l’art numérique nous permet d’ajouter notre grain de sel.»

Ce type de création peut laisser place à une multitude de formats. «L’art numérique, c’est vraiment un volet hybride. Tu peux faire de la projection, de la programmation, il n’y a pas de limites», a souligné Mme Leclerc-Murray.

L’aspect numérique prend de plus en plus d’ampleur partout à travers la province. Le gouvernement du Québec a d’ailleurs créé, en mars dernier, 46 postes d’agent de développement culturel numérique afin de soutenir l’émergence de ce type d’art.

Mme Marcel estime que la transition est bien entamée. «Le milieu culturel a toujours lancé des tendances. Les gens sont super créatifs et ils peuvent être fiers du travail qui a été accompli jusqu’à présent.»

La montée de l’art numérique est un mouvement qui ne cesse d’émerger. Le colloque Numérique 02 s’est d’ailleurs déroulé, pour une deuxième année consécutive, du 8 au 10 octobre dernier. L’événement a permis aux acteurs du milieu d’échanger et de partager leurs connaissances. Les activités se sont tenues à Alma, à Dolbeau-Mistassini et à Chicoutimi.

À propos de Lilia Gaulin

Originaire de l’Estrie, Lilia est passionnée par le sport depuis son plus jeune âge. Joueuse de soccer et de hockey, elle a le rêve un peu fou de couvrir les Jeux olympiques. À son arrivée à Jonquière, elle confirme sa passion pour le monde envoûtant de l’actualité, ce qui vient brouiller les cartes de son avenir. L’ensemble des domaines l’intéresse, mais elle a un petit faible pour l’actualité sportive. Indécise entre la presse écrite, la télévision et la radio, Lilia souhaite toucher à tous les types de médias. L’été dernier, elle a eu le plaisir de travailler en tant que pigiste au journal La Tribune. Cette expérience plus qu’enrichissante est venue assurer son choix de carrière. Le journalisme est pour elle une façon de donner une voix aux gens.

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