Colliers GPS : Sur la piste des caribous au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les caribous du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont à risque de disparition très élevé à court terme. (Photo : courtoisie)
Des colliers GPS ont été installés sur une vingtaine de caribous forestiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Leurs habitudes de vie et déplacements pourront désormais être étudiés par des techniciens de la faune.
L’opération permettra de transmettre la localisation à des intervalles réguliers, dans le but de faire des suivis sur le taux de survie, les tendances démographiques, la description des déplacements et l’utilisation du territoire. Le troupeau en question habite l’aire Pipmuacan, située principalement dans la partie nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Selon les détails obtenus par courriel du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), il est « possible que des caribous munis de colliers se retrouvent dans la zec Onatchiway, mais également dans les zecs environnantes, comme les zecs Martin-Valin, Chauvin et du lac de la Boiteuse ».
Le gardien de territoires innus au Lac Saint-Jean, Michaël Paul, affirme que « ça peut être une bonne chose, mais il faut que ça soit fait quand même dans le respect. De la bonne façon, sans trop les stresser ».
Une opération du genre est en cours en Gaspésie, et ce, pour les cinq prochaines années.

Michaël Paul a vu l’extinction des caribous forestiers sur son territoire du Lac Saint-Jean. (Photo : Loan Huard)
Une protection nécessaire
Le caribou forestier est un animal considéré vulnérable au Québec depuis 2005 et il a besoin d’un environnement qui n’est pas perturbé. Certaines activités hivernales peuvent être nuisibles aux cervidés.
« Des motoneiges, il y en a beaucoup qui le font de façon responsable, mais, quand tu cours après des caribous ou des [orignaux], ça les fatigue. En hiver, ils sont dans une période très critique. Certains peuvent même en mourir! », affirme Michaël Paul. Les aires protégées sont donc importantes pour la survie de l’animal.
Cependant, cette année marque la fin d’une protection de dix ans de quatre secteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui représente près de 40 000 hectares de massifs.
Heureusement, près de 500 000 hectares sont protégés pour les 20 à 60 prochaines années dans la région.






