Devenir humoriste : plusieurs chemins pour y parvenir

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« L’humour c’est 20% de talent, 80% de travail », affirme Pierre-Luc Pomerleau. (Photo : Alexis Dion) 

Depuis plusieurs années, l’humour québécois explose sur les réseaux sociaux. L’envie de se lancer en humour est toujours en hausse et les aspirants sont nombreux, très (trop) nombreux ! Bars, soirées Open-mic et École nationale de l’humour, plusieurs manières de se faire connaître et de devenir humoriste sont à la disposition de tous.  

Par Xavier Lemieux

De nos jours, l’humour semble être plus accessible pour le public et ceux qui souhaite en faire. Partout au Québec, on retrouve des soirées dédiées aux humoristes, apprentis et moins connus, qui souhaitent expérimenter, perfectionner et développer leur art. On peut penser au Bordel Comédie Club de Montréal et de Québec, où des soirées sont réservées pour pratiquer le stand-up.

L’ère des réseaux sociaux a également contribué énormément à la découverte de plusieurs humoristes émergents. « Charles Brunet est un exemple incroyable. Il est [très] bon sur TikTok et c’est une machine de stand-up », explique l’humoriste Pierre-Luc Pomerleau. Pomerleau. Lui-même, a gagné en popularité lors de la pandémie avec ses capsules « Les trouvailles de PLP », où il s’inspirait de ventes cocasses sur Marketplace pour écrire des blagues.

Le Bordel Comédie Club offre des soirées d’humour tous les jours. (Photo : Alexis Dion) 

Les réseaux sociaux : un couteau à double tranchant

Bien que les réseaux sociaux soient une excellente manière de se faire connaître, quelques inconvénients peuvent survenir. « Ce n’est pas la même job que du stand-up sur scène. Le danger, c’est que les gens viennent parce qu’ils t’aiment sur TikTok et qu’en une heure et demie, ils se tannent », mentionne l’humoriste d’expérience.

Cependant, les différents réseaux serviront à établir l’identité du créateur et à le faire gagner en popularité. La présence de l’humoriste sur les différentes plateformes est désormais primordiale dans ce milieu.

Pour Pierre-Luc Pomerleau, ce prérequis a demandé une certaine adaptation. « Peut-être que ça m’a nui à certains moments, mais je me suis vraiment [concentré] sur le stand-up de scène et à parfaire mon métier de stand-up. Donc, mon ascension est lente, mais graduelle », exprime-t-il.

Des initiatives étudiantes

Au Cégep de Jonquière, les étudiants qui le souhaitent ont la chance de goûter à ce milieu lors de deux types d’événements. Tous les mois, La Soirée Crampée fait sensation auprès des cégépiens. Plusieurs jeunes se succèdent sur scène pour livrer une soirée d’humour gratuitement à leurs confrères et consœurs. Une initiative qui date des années d’études de Danick Martineau, aujourd’hui humoriste, à Jonquière.

Il y a également le Festi Rire, une compétition annuelle de stand-up intercollégiale qui attire une foule de près de 500 personnes. Cette journée sert également de formation pour les apprentis, alors que des humoristes invités viennent échanger avec eux.

« J’ai des étudiants qui sont passés par le Festi Rire et La Soirée Crampée qui sont maintenant à l’École nationale de l’humour », affirme la conseillère à la vie étudiante au Cégep de Jonquière et responsable des deux événements, Isabelle Maltais.

L’École nationale de l’humour, bien que très populaire dans le milieu, n’est pas absolument nécessaire pour se faire un nom. « Oui, c’est possible certainement de percer dans ce milieu-là sans faire l’École de l’humour », ajoute Pierre-Luc Pomerleau, diplômé en 2010. Il a également précisé qu’il n’y a pas de recette gagnante pour ce métier, le talent et le travail sont les deux facteurs de réussite.

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