Les organismes communautaires face à la violence

90
0
Share:
La Maison de l'espoir du Saguenay-Lac-Saint-Jean

La Maison de l’espoir admet que plus de prévention permettrait de mieux lutter contre les actes de violence. (Crédit : Tirée de Facebook)

Après les actes de vandalisme de vendredi dernier sur des organismes communautaires de Chicoutimi, plusieurs déplorent la hausse de la violence observée ces dernières années. Une agressivité visiblement présente tant du côté de la clientèle que chez la population en général.

Des données de la CNESST obtenues par La Presse montrent une importante hausse des lésions professionnelles sur les spécialistes de la santé et des services sociaux provoquées par des actes violents.

Cette réalité, plusieurs organismes la ressentent au sein de leur organisation.

« L’agressivité, on la sent et on la voit », déplore le directeur général du Travail de rue d’Alma, Guillaume Bégin. Une violence avec laquelle ses intervenants ont du mal à composer, alors qu’elle se manifeste par des tensions sur le terrain.

L’environnement tendu au sein de la population a aussi un impact important chez les organismes communautaires. Un climat électrique, des inégalités plus marquées et la perception d’une diminution des services offerts sont des raisons que Guillaume Bégin mentionne pour expliquer la hausse de ces violences.

Il relève que les actes de violence subis au sein de son centre ne sont pas orientés qu’envers les travailleurs de rue.

Deux réalités bien distinctes

La Maison de l’espoir du Saguenay–Lac-Saint-Jean fait elle aussi face à des violences répétées ; ce qui change, c’est l’origine de ces agressions. La structure accueille des jeunes de 12 à 17 ans afin de les aider dans leur réinsertion. Bien que la violence « n’ait rien de nouveau » dans la structure, la directrice générale, Isabelle Normandeau, souligne quand même une hausse des propos violents.

« On fait face à des propos homophobes, sexistes, misogynes de la part des jeunes », s’inquiète-t-elle. Ses craintes se tournent surtout vers les travailleuses sociales qui sont régulièrement confrontées à des injures de la part des jeunes.

Bien que les sources de violence ne soient pas les mêmes dans les deux établissements, ils sont solidaires aux organismes vandalisés vendredi dernier à Chicoutimi.

Share: