Hantavirus : futur antagoniste ?

Le bateau de croisière est parti d’Argentine au début avril. (Crédit photo : Wave Watchers – Tirée de facebook)
Un bateau de croisière est bloqué en Atlantique proche des côtes du Cap-Vert en raison de la présence de l’hantavirus à bord. La médecin en santé publique et en médecine préventive, Noémie Savard, note toutefois que la situation est bien différente de celle de 2020, lors de la pandémie de COVID-19.
Depuis lundi le MV Hondius a largué les amarres au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest. Trois personnes sont mortes et plusieurs passagers sont contaminés par un virus connu des autorités scientifiques, l’hantavirus. Cet agent infectieux est généralement porté par plusieurs espèces de rongeurs aux quatre coins du monde et il n’est transmis que rarement aux humains. La transmission se fait via les excréments ou l’urine des rongeurs, alors que dans d’autres cas, c’est à cause d’une griffure ou d’une morsure.
La médecin en santé publique et en médecine préventive à l’Institut national de santé publique du Québec, Noémie Savard, explique que la situation est différente de celle de 2020. Le coronavirus était méconnu et donc plus difficile à gérer. Pour l’hantavirus, dit-elle, les médecins l’ont déjà identifié, ce qui le rend plus facile à contrôler et à traiter.
« C’est une maladie qui commence typiquement par des symptômes qui pourraient s’apparenter à une grippe avec de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête… Ça peut venir avec des symptômes gastro-intestinaux, comme de la diarrhée. Puis par la suite apparaîtrait de la toux, des difficultés respiratoires sévères », décrit la docteure Savard.
Selon la médecin, entre 30 et 40 % des personnes atteintes pourraient en mourir. Elle rappelle toutefois que la situation est aujourd’hui mieux encadrée. Plus une personne reçoit des soins médicaux rapidement, plus ses chances de guérison augmentent de façon significative.
Noémie Savard se veut rassurante pour les Canadiens en précisant qu’à l’heure actuelle, il n’y a aucun risque de pandémie ou de contamination majeure.






