Les phares DEL : véritable danger silencieux pour la santé humaine

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Modifier les ampoules de vos phares n’est pas recommandé par l’Association canadienne des automobilistes (CAA). (Photo : libre de droits)

Omniprésents sur nos routes, les phares DEL ne sont pas seulement un casse-tête pour l’œil des conducteurs, mais une véritable menace pour la santé humaine. Quand les automobilistes sont exposés trop longtemps à cette lumière aveuglante, les yeux subissent une pression incessante, augmentant le risque de troubles de santé.

Des études récentes le confirment, les lumières DEL perturbent la production de mélatonine, l’hormone du sommeil, pouvant entraîner des troubles du sommeil et affecter notre rythme circadien. En effet, selon l’Association canadienne des optométristes, « la lumière bleue émise par les appareils électroniques, surtout le soir, peut perturber le sommeil et l’endormissement et contribuer à la fatigue diurne. La lumière bleue émise par les appareils électroniques, surtout le soir, peut perturber le sommeil et l’endormissement et contribuer à la fatigue diurne. »

Sur la route, c’est aussi une grosse paire de manches pour les conducteurs qui peuvent être facilement éblouis. Plusieurs usagers de la route ont décidé de moins travailler la nuit et le soir en raison de ce problème.

Pour mieux comprendre les dangers des DEL, il faut revenir à la base de leur fabrication. « Elles utilisent une DEL bleue que l’on coupe avec un phosphore jaune pour faire de la lumière blanche. Mais le problème, c’est que la lumière bleue, c’est la lumière la plus problématique pour l’œil humain », rappelle Dina Attia, chargée de projet scientifique à l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques de l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). En effet, la lumière bleue attaque directement la rétine.

« La rétine a un processus d’autonettoyage et cette lumière bleue vient encrasser ce système de nettoyage. Donc, vous accumulez des déchets et ces déchets font que vous voyez de moins en moins bien », explique la chargée de projet.

Depuis plus de 15 ans, l’ANSES travaille à recueillir des données sur ces éclairages ultrapuissants. En 2010, après avoir été alertée par plusieurs utilisateurs, l’agence a émis un avis pour bien aviser la population sur les potentielles menaces. Puis en 2017, la direction générale de la Santé française a demandé aux chercheurs de l’ANSES de mettre à jour leur expertise. Un groupe de risques, de 0 à 2, a alors été mis sur pied pour classer leur dangerosité. « Nous avons mené, en laboratoire, plusieurs mesures et beaucoup de phares appartenaient au groupe de risques 2 (le plus dangereux), ce qui nous a évidemment alertés », souligne Dina Attia.

« Je ne pense pas que ce soit dangereux »

Le directeur de l’approvisionnement chez HGrégoire Saguenay, Marc-Alexandre Tremblay a une vision légèrement différente que celle des scientifiques de l’ANSES. « Je pense que ces lumières sauvent plus d’accidents que ça en crée. L’argument de sécurité pour la personne qui a ces lumières est meilleur que pour la personne qui se fait croiser. » Avant d’atterrir chez HGrégoire Saguenay, Marc-Alexandre possédait une compagnie de transports. Il conduisait ses camions aux quatre coins de l’Amérique du Nord. Selon lui, sans ses phares DEL, il aurait été à l’origine de plusieurs accidents sur la route.

L’Association canadienne des automobilistes (CAA) préconise de ne pas trop modifier les ampoules des phares, qui pourraient facilement aveugler les autres conducteurs. Les usagers de la route risquent même une amende si leurs « lumières hautes » sont allumées à moins de 150 mètres d’un véhicule que vous croisez. La contravention peut varier entre 60 $ à 100 $ (plus les frais)

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