Festival Frissons du Nord | Une troisième édition plus courte

Le Festival Frissons du Nord a été fondé en 2016 par Steve Dallaire (directeur technique), Mélanie Villeneuve (directrice générale) et Éric Bilodeau (directeur de la programmation).

En raison d’un manque de subventions, la troisième édition du Festival Frissons du Nord qui présente des films d’horreur se déroule sur un soir seulement au Câvo de Chicoutimi. Les deux dernières années, l’évènement se déroulait sur trois jours.

Même si l’évènement a de bonnes commandites comme la microbrasserie BR77 à Jonquière, les organisateurs n’ont pas pu aller chercher beaucoup d’invités venant de l’extérieur en raison du budget limité. Conséquemment, l’évènement est plus court cette année. «On avait Mireille Jean [l’ex-députée péquiste de Chicoutimi] qui nous aidait d’habitude [pour le financement], mais elle n’a pas été réélue», a rappelé le directeur de la programmation, Éric Bilodeau.

Une nouvelle formule s’impose. Pour cette 3e édition, l’entrée est donc de 5 $. Auparavant, le prix était de 10 $ pour la soirée. «Ça dure une journée, ça commence plus tôt et ça coûte moins cher. On tenait à ce que ça reste un prix abordable», a indiqué M. Bilodeau.

«Moi, j’aime beaucoup les évènements qui se tiennent une journée, tout le monde est rassemblé le même jour», raconte pour sa part le président d’honneur, Steve Villeneuve. Cofondateur du Festival Requiem de Montréal, un festival dans le même genre que celui à Saguenay mais de plus grande envergure, il a incité les organisateurs à ne pas se décourager. «Vous ne pouvez pas ne pas le faire, il faut que ça continue», leur a-t-il dit cet été.

À défaut, d’avoir le financement escompté, «faire circuler le plus possible le film de genre» demeure au cœur de l’initiative. M. Villeneuve estime que la région se doit d’avoir un festival de films d’horreur et de fantastique. «Le cinéma d’horreur québécois est un peu moins connu. Un évènement comme celui-là, ça permet de le faire connaître.»

Les visiteurs pourront visionner ce soir deux longs métrages: Summer of 84 et Montreal Dead End. Le réalisateur de ce dernier, Rémi Fréchette, sera présent, accompagné d’un acteur du film, Alexandre Fournier. Également, deux courts métrages feront peut-être frissonner certains spectateurs lors de la soirée.

Le Festival Frissons du Nord espère revenir l’an prochain. «On aimerait revenir sur une base régulière, au lieu de faire un évènement annuel», a expliqué le directeur de la programmation.

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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