L’homme barricadé à Jonquière se rend

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L’homme de 36 ans qui s’était barricadé dans son appartement de la rue St-Dominique à Jonquière, mardi soir, s’est finalement rendu aux autorités à 10h15 mercredi, après avoir tenu les policiers en haleine pendant 15 heures. L’individu est sorti – les mains en l’air – de sa résidence avec son chien, en n’offrant aucune résistance.

Une vaste opération policière avait été déployée durant la nuit au coin de la rue Saint-Dominique et Saint-Luc. Un poste de commandement de la Sûreté du Québec en provenance de Montréal a même été dépêché sur les lieux afin de supporter le travail des autorités locales.

L’homme barricadé devait subir un procès pour menace et méfait mercredi au palais de justice de Chicoutimi. Vraisemblablement en détresse psychologique et intoxiqué, l’homme a publié mardi soir sur son compte Facebook une série de vidéos et de messages où il s’en prenait à des personnes de son entourage. Une histoire de cœur semblerait être au centre de l’histoire.

La police détenait des informations depuis quelques jours concernant l’individu, qui a lui-même décidé de contacter les policiers à 18h30 mardi.

Vers 6h30 mercredi, l’homme a affirmé qu’il «allait sortir tranquille après une douche». Il s’est rendu cinq heures plus tard.

L’individu, qui était connu du milieu policier, avait en sa possession des armes, dont une arbalète.

Aucun coup de feu n’a été tiré par les policiers, qui avaient établi un périmètre de sécurité près du domicile de l’homme, un édifice à plusieurs logements situé en face de la Résidence funéraire du Saguenay.

Réactions de la SPS et de la SQ

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu, a indiqué que l’homme s’est rendu lui-même aux autorités. «Nous avons envoyé un robot policier qui a fourni un appareil téléphonique à l’individu. L’homme pouvait ensuite répondre aux questions de nos négociateurs», a-t-il expliqué.

«Pour l’instant, l’homme a besoin d’aide et sera transporté dans un centre hospitalier. De notre côté, le Bureau des enquêtes criminelles doit aller sécuriser l’endroit où se tenait l’individu, surtout s’il y avait une possibilité que ce dernier possède des armes», a affirmé le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, au terme de l’opération.

Selon M. Cormier, des accusations de menace pourraient être portées contre l’homme.

 

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