samedi , 26 novembre 2022

Colloque sur le numérique en culture | Une fusion presque parfaite entre la publicité et l’utilisateur

Les publicités sur les réseaux sociaux sont ciblées dans le but de correspondre aux intérêts et au profil de l’utilisateur a expliqué la formatrice Nellie Brière lors de la deuxième journée du Colloque sur le numérique en culture à La Pulperie de Chicoutimi mercredi.

Un site web peut être doté d’un mini-espion, appelé «pixel de conversion», qui sera en mesure de créer un profil type, a dévoilé Mme Brière devant quelque 20 participants. Par exemple, un site internet pourrait installer un pixel de conversion et remarquer que la plupart de ses visiteurs ont tendance à acheter des vêtements de sport en ligne et à acheter des billets pour des parties de hockey. C’est à partir de ces éléments, qu’entre autres, les marques ou les organismes peuvent imager leur clientèle et ainsi la cibler sur les réseaux sociaux. «Il faut faire un bon ciblage pour avoir un bon match», a fait valoir la formatrice.

Mme Brière a également fait comprendre aux participants qu’un utilisateur de Facebook pouvait savoir comment le site le catégorise. «On va dans les paramètres avancés d’une publicité qui apparait dans notre actualité et on peut supprimer des intérêts qui ne nous représentent pas.»

L’atelier «Maitrise des bases des plateformes des réseaux sociaux populaires au Québec», qui a duré trois heures, s’adressait à des débutants qui possèdent des pages Facebook. Selon Nellie Brière, le milieu culturel a besoin de développer des compétences pour opérer un virage numérique notamment dans la région.

Pour sa part, l’organisatrice de l’évènement, Gabrielle Desbiens, a expliqué que cette première édition du colloque était nécessaire. Elle considérait que la région avait un retard comparé aux autres.

Simultanément, l’atelier ludique Remix ta culture! mené par la conférencière Annie Chenier misait davantage sur l’expérience client et la mise en valeur de produits culturels grâce à la technologie.

Selon Mme Chenier, l’atelier a plusieurs impacts. «Le premier, c’est de susciter la collaboration, ensuite, c’est l’apprentissage de la technologie.» Le but recherché est d’«être capable d’inventer des expériences enrichies avec la technologie.»

Le colloque sur le numérique en culture, qui a atteint les 125 inscriptions, se poursuit demain à Chicoutimi et se concluera par le vernissage de l’artiste Paolo Almario au Centre Bang.

 

 

 

 

 

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. Pour La Pige, elle couvre régulièrement des sujets culturels, mais s'intéresse également au communautaire, à l'éducation et à l'économie. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Maïka envisage de poursuivre des études universitaires en écriture de scénario et création littéraire.

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