Les Saguenéens intéressés par le virage environnemental

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Plus d’une centaine de citoyens de Saguenay ont assisté aux différentes formations environnementales données par l’organisme à but non lucratif Eurêko! en avril.

Quatre ateliers à vocation environnementale ont eu lieu dans le mois d’avril. Ce sont les citoyens de Larouche, Jonquière, La Baie et Chicoutimi qui ont pu en apprendre davantage sur les fondements du zéro déchet et de la conservation des aliments.

Une section de la boutique La Réserve à Arvida. Crédit: Vanessa Gauthier

« L’intérêt de la population nous a vraiment surpris! Les citoyens commencent à se conscientiser par rapport à leur façon de consommer et leurs impacts environnementaux », a expliqué la chargée de projet en gestion de matières résiduelles d’Eurêko!, Marianne Bergeron.

Le but principal de l’organisme à travers ces conférences est de sensibiliser la population de la région au gaspillage alimentaire. « On doit tous faire des changements pour ce qui est du gaspillage. Dans la région, il n’y a qu’un seul centre d’enfouissement à Hébertville. Il devait avoir une durée de vie initiale de 40 ans, mais elle est maintenant réduite à 10 ans », a ajouté Marianne Bergeron.

Plusieurs autres formations sont sur le calendrier de l’organisme pour le mois de mai. Ces ateliers aborderont les astuces de compostage. Le premier atelier se déroulera le 1er mai dans le secteur de Shipshaw.

Les conférences d’Eurêko! ne sont pas les seules initiatives environnementales qui piquent l’intérêt de la région. La boutique minimaliste et zéro déchet La Réserve, qui a ouvert ses portes il y a quatre mois à Arvida, ne manque pas de popularité. « Je sens vraiment l’intérêt de la population. À chaque semaine, j’ai de nouveaux clients. Cela permet aux gens de découvrir de nouvelles alternatives environnementales qu’ils peuvent montrer à leurs proches », a expliqué la propriétaire du commerce, Vanessa Gauthier.

La jeune femme espère d’ailleurs ouvrir une deuxième succursale à Chicoutimi prochainement. « En tant qu’individu, on a ce pouvoir de choisir nos gestes et nos actions en diminuant les impacts environnementaux. Ces choix individuels peuvent rapidement devenir des mouvements collectifs », a souligné Vanessa Gauthier.

Les Canadiens gaspillent environ 31 milliards $ par année en aliments.

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