Pas de crise du logement pour le moment

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Les chiffres de la SCHL ont été livrés par Mario Boily à la vingtaine de locateurs présents à l’Hôtel le Montagnais mercredi soir.
Photo : Mariane Guay

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) ne croit pas que la situation soit critique pour le moment en ce qui a trait à la crise du logement.

C’est ce qu’a révélé le directeur en service conseil de la CORPIQ, Mario Boily, à l’occasion du rendez-vous locatif organisé à l’Hôtel le Montagnais mercredi soir. «Selon les statistiques démontrés par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), il n’y a pas de crise, car il y a encore des logements vacants. C’est certain que cela est plus difficile, mais de là à dire que c’est une crise je ne sais pas. Peut-être que cela le deviendra si le taux d’inoccupation continue à descendre», a expliqué M. Boily.

Le taux d’inoccupation en 2019 était de 3,7% dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Saguenay, un pourcentage qui n’avait pas été aussi bas depuis 2013.

En tout début d’événement, Mario Boily a également tenu à présenter les sujets de l’actualité qui ont un poids sur le marché locatif actuel à la vingtaine de propriétaires présents. Il a entre autres expliqué les mesures et les démarches entreprises par la CORPIQ dans le dossier du dépôt de garantie.

Défenseur des droits des propriétaires, M. Boily soutient que le dépôt de garantie, actuellement illégal au Québec, serait une sécurité pour le locateur, mais également pour le locataire. «Des locataires ont été sondés par rapport à ce dépôt, certains disaient qu’ils n’auraient pas de problèmes avec ça, que ça leur permettrait seulement d’accéder plus facilement à des logements.»

M. Boily espère une modification de la loi sur le dépôt de garantie dans les prochains mois. «On espère un changement, si cela a à se faire, ce sera bientôt, car ce ne se fera pas juste avant les élections», a-t-il expliqué. De plus, les réponses de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, sont plutôt positives à l’Assemblée nationale, selon lui.

Hausse pour les locataires

Dans un autre ordre d’idées, une hausse du loyer est à prévoir en raison du coût plus élevé des assurances qu’ont à payer les propriétaires. «Les taxes municipales, les taxes scolaires et les assurances, ce sont trois dépenses où s’il y a augmentation, on peut les transférer directement à nos locataires», a mentionné M. Boily. Il a également fortement conseillé les propriétaires à préparer et à envoyer leur lettre d’augmentation de loyer.

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