Femme et équité: la CSN veut des actions concrètes

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La CSN Saguenay-Lac-Saint-Jean a lancé un appel au gouvernement de François Legault pour qu’il instaure des mesures concrètes afin que les femmes soient traitées à leur juste valeur en milieu de travail. Ce sont 167 900 femmes qui ont perdu leur emploi entre mars et juin 2020, au Canada 

La CSN revendique une reconnaissance monétaire. « Les travailleuses sont souvent celles qui œuvrent au salaire minimum. Ça fait longtemps que la CSN se bat pour que le salaire minimum monte à 15 $ de l’heure. C’est majoritairement des femmes qui vivent sous le seuil de la pauvreté », a affirmé la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville, lors d’une conférence de presse pour la Journée internationale des droits des femmes, lundi matin.  

Dans l’ensemble de toutes celles qui ont perdu leur emploi à cause de la pandémie, ce sont les immigrantes, ethnicisées et les femmes autochtones qui ont le plus souffert de ces coupures.  

Pour celles qui ont réussi à conserver un emploi, 57 % ont vu une baisse de revenus considérables. « Elles vivent une précarité sociale qui leur fait craindre de ne plus être en mesure de subvenir à leurs obligations financières. Ce qui amène des problèmes sur leur santé physique et mentale », a exprimé la secrétaire-trésorière du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay, Kim Belley.  

Au Québec, 36 % des familles monoparentales dirigées par des femmes vivent sous le seuil de la pauvreté. Leur revenu annuel médian est de 36 416 $ contrairement à celui des hommes monoparentaux qui s’élève 46 828 $, rapporte Statistique Canada. 

Avant la COVID, les femmes faisaient 10 h de plus que les hommes en « travail indivisible », c’est-à-dire de tâches ménagères, de cuisine et d’aide à leurs enfants pour l’école. Depuis mars dernier, cette charge est en forte croissance et est difficile sur le moral et la santé mentale des filles 

Le taux de violence envers les femmes a aussi augmenté de 42 % depuis le début de la pandémie. « L’année a été éprouvante pour les travailleuses des maisons d’hébergement.  Il est essentiel que les budgets octroyés soient à la hauteur des besoins, récurrents et stables. Le gouvernement a donné 20 millions $ pour les maisons d’hébergement, ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Plusieurs femmes sont encore en attente pour pouvoir accéder à un refuge », a expliqué Caroline Senneville. 

Au niveau municipal, les femmes du Saguenay ont été moins touchées par toutes ces coupures. « La Ville a une politique de parité, beaucoup de femmes ont été gardées à l’emploi, mais il y a eu des employées temporaires qui ont été mises à pied. Chez les cols bleus on est juste une cinquantaine de femmes, mais on a réussi à travailler », a souligné Kim Belley. 

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