Solidarité pour les femmes du monde entier à Saguenay

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marche mondiale femmes
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La marche a débuté à la zone portuaire de Chicoutimi et s’est terminée à la Place du citoyen.  Photo : Noémie Lacoste

De la « solidarité pour les femmes du monde entier », c’est ce qu’ont scandé plusieurs dizaines de marcheurs à la Marche mondiale pour les femmes à la zone portuaire de Chicoutimi, dimanche.  Un salaire minimum à 15 dollars de l’heure, de la justice climatique féministe et une campagne nationale de sensibilisation contre la violence faite aux femmes font partie des revendications.

La marche, organisée par l’organisme Récif 02, par le Collectif des femmes immigrantes et par le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN), faisait office de l’édition 2020, qui aurait dû être menée à Terrebonne.  Pandémie oblige, cet événement, qui se déroule tous les cinq ans, a dû être organisé de manière régionale, contrairement aux quatre dernières éditions, où toute la province se réunissait dans une ville.

Les cinq priorités de la Marche mondiale pour les femmes 2020 sont la pauvreté, les femmes racisées immigrantes, la violence faite aux femmes, la justice climatique et les revendications sur les femmes autochtones. La directrice du Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean, Mélanie Boivin, a rendu hommage à Joyce Echaquan, cette autochtone décédée sous les insultes racistes de membres du personnel soignant et la dénonciation du racisme systémique chez les femmes.

«Ce n’est pas uniquement aux femmes de s’adapter au système, mais au système de rejoindre les femmes pour une diversification véritable et représentative de notre société», a déclaré dans son discours la présidente du Collectif des femmes immigrantes SLSJ, Karla Cynthya Garcia Martinez.

Martine Boivin, coordonnatrice de projets de groupe de femmes du Québec, s’est quant à elle intéressée aux impacts environnementaux chez les femmes et de l’inclusion de celles-ci dans les luttes lors de sa prise de parole.  Selon elle, les femmes et groupes sociaux déjà opprimés sont ceux qui subissent le plus durement les conséquences des dérèglements climatiques.

La prochaine édition de la Marche mondiale pour les femmes se tiendra le 17 octobre 2025.

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