Des entrepreneurs généraux fort occupés

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Beaucoup de demeures ont été rénovées depuis la pandémie, et ce, au grand bonheur des entrepreneurs généraux de la région. La grande majorité des entrepreneurs affiche des horaires complets pour les mois à venir. La patience est donc de mise par quiconque a des projets de rénovations.

 « Je dirais que ça fait longtemps qu’on est dans le jus, je crois qu’aucune compagnie n’a été tranquille dans les dernières années. Les gens sont toujours chez eux donc ils en profitent pour rénover », raconte le contremaître pour la compagnie Les Entrepreneurs Lapointe & Gagnon Ltée, Bruno Larouche. La situation est semblable pour la plupart des compagnies régionales, la majorité des sites Internet et des enregistrements téléphoniques avisent que les plages horaires sont complètes pour les mois à venir.

Des travaux en attentes

 Certains clients patientent depuis plusieurs semaines en raison de l’engorgement des entrepreneurs. Ghislain Brassard, résident d’Alma attend un retour d’appel depuis cinq semaines afin de réaliser des travaux dans son sous-sol. « Je ne suis pas fâché, je comprends la pénurie, mais on aimerait avoir nos rénovations le plus rapidement possible et ça doit attendre. La réponse est toujours qu’ils (les entrepreneurs) n’ont pas le temps pour l’instant », commente-t-il.

Des problèmes d’approvisionnements de matériaux s’étendent à travers la province pour beaucoup de compagnies. Par l’entremise d’un sondage réalisé par la firme Léger, 751 dirigeants d’entreprises de construction ont affirmé avoir des problèmes d’approvisionnements avec les fermes de toit (37%), les poutrelles (36%), ainsi que les panneaux de gypse et les feuilles de contreplaqué ou d’aggloméré (33%).  Sept entrepreneurs sur 10 (68%), ont également avoué avoir eu des hausses des coûts de plus de 20%.

Le manque de main-d’œuvre pèse aussi dans la balance puisqu’il n’y a pas la quantité d’employés espérée. « La pénurie frappe dans tous les domaines, on a beaucoup de contrats en même temps et c’est difficile de les compléter avec la petite équipe que nous avons », raconte M. Gaudreau.

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