mercredi , 10 août 2022

Élections municipales : une occasion de grandir

Avec Unissons Saguenay, Claude Côté a présenté neuf candidats dans les districts, dont six femmes. Tous avaient moins de 35 ans. (Photo : William Thériault)

Claude Côté et Jacinthe Vaillancourt ont plus qu’une défaite électorale en commun. Sans bagage politique, ils se sont lancés dans la course à la mairie de Saguenay, et tous deux affirment en avoir tiré un fort enrichissement.

« J’ai appris que j’étais une meilleure personne que je pensais, que les qualités que j’avais ont une valeur et que j’avais quelque chose à apporter au débat public », rapporte le chef du parti Unissons Saguenay.

Pour Jacinthe Vaillancourt, se porter candidate pour la mairie de Saguenay a été un exercice tout aussi positif. Consultante spécialisée dans le milieu des affaires, elle se voit comme une « personne qui grandit à tous les jours ».

« Je suis très contente de mon apprentissage de la différence entre atteindre une population en général et le monde des affaires, lance-t-elle. Le nombre de votes, les sondages, je ne m’en préoccupe pas. Moi, je m’occupais de passer un message. »

Syndicaliste de métier, M. Côté a fondé Unissons Saguenay en novembre 2020 pour lui aussi propager ses convictions. À 32 ans, il voulait implanter une voix progressiste dans une ville où « plusieurs acteurs socioéconomiques appuyaient le projet GNL », alors que lui y était « farouchement opposé ».

Sans lui ou son parti, le natif d’Arvida estime que personne à Saguenay n’aurait parlé d’environnement durant la récente campagne. Il considère donc que sa présence a été essentielle. « Aller à la chambre de commerce et leur dire dans leur face qu’il faut penser à l’environnement, faut le faire, explique-t-il. J’ai vraiment appris à assumer mes idées, peu importe à qui je parlais. »

Ayant désormais pour objectif de poursuivre sa maîtrise en sociologie à l’UQAM, Claude Côté se nourrira longtemps de cette « campagne enrichissante pour l’estime de soi ». Ayant amassé 3,92 % des votes, il veut se représenter à la mairie en 2025, et compte continuer à réagir à l’actualité municipale d’ici là.

Jacinthe Vaillancourt, de son côté, n’a pas eu l’impression d’avoir subi un échec malgré sa récolte de 2,37 % des suffrages.

Jacinthe Vaillancourt se dit « heureuse d’avoir mené cette campagne différemment », elle qui « ne tape jamais sur la tête » de ses adversaires politiques. (Photo : William Thériault)

À 69 ans, celle qui se spécialise en analyse et en redressement financier souhaite continuer à travailler. « La retraite, ça n’existe pas pour le moment. J’ai trop à partager », juge-t-elle. Et pour la mairie, dans quatre ans ? Elle préfère vivre au jour le jour.

 

À propos de William Thériault

Véritable passionné d’actualité et d’information, William Thériault a le journalisme dans le sang. C’est un rêveur touche-à-tout qui travaille fort au quotidien pour faire carrière dans les médias, domaine dans lequel il baigne depuis son adolescence. Le sport étant son amour de jeunesse, William signe des textes pour les blogues AlleyOop360, Passion MLB et DansLesCoulisses. En étudiant en ATM, il a toutefois réalisé qu’il n’y a pas que le sport qui compte. Aujourd’hui, il s'intéresse pratiquement à tout - et c’est la politique qui l’allume particulièrement. Natif de l’Île-Perrot en Montérégie, le jeune homme aspire à connaître une carrière bien remplie, qui toucherait idéalement à la presse écrite, la radio et la télévision. Grand amateur de voyage ayant pour objectif de poser le pied sur chacun des continents, ce jeune fonceur tire fierté en sa rigueur à la tâche, se laisse guider par son esprit d’analyse et se nourrit d’une curiosité qui ne cesse de grandir.

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