mercredi , 17 août 2022

Sports étudiants : l’escalade au banc d’essai

Un grimpeur effectue de l'escalade de blocs
Le centre d’escalade Beta Crux, situé à Chicoutimi dans l’ancienne église Christ-Roi, est ouvert depuis 2017. (Photo : Cassandre Baillargeon)

L’escalade fera son entrée dans les concentrations sportives offertes à Saguenay en septembre prochain, à condition que le nombre d’inscriptions soit suffisant. L’école secondaire l’Odyssée et le Centre d’escalade Beta Crux de Chicoutimi collaborent pour bâtir le nouveau programme.  

Les démarches de Beta Crux auprès de l’Odyssée ont commencé en mars 2021. Elles se sont officialisées à la rentrée scolaire avec l’ajout de la discipline dans les choix de programmes pour l’année 2022-2023 et la présence de l’entreprise aux portes ouvertes des établissements scolaires de l’Odyssée Lafontaine et Dominique-Racine au début novembre.  

Le directeur de l’établissement scolaire, Jean-François Proulx, est optimiste à l’idée d’avoir une concentration sportive supplémentaire. Il reste toutefois prudent en soulignant qu’il faut qu’il y ait une demande pour démarrer la première cohorte et « que ce soit viable et rentable pour l’organisme d’accueillir les étudiants ». 

 Le propriétaire du centre d’escalade, Louis-Philippe Pineault, est lui aussi confiant que la demande sera au rendez-vous. « Il y en a qui ont manifesté leur intérêt, il y a des candidats qui ne s’inscriront peut-être pas pour l’année prochaine, mais qui vont le faire dans les années subséquentes. Les portes ouvertes ont généré beaucoup d’engouement, j’ai reçu des appels de parents qui ont pris un peu plus d’informations. »  

 L’escalade en cordées, de blocs et de vitesse seront au programme des futurs grimpeurs.  

Que du bien pour Beta Crux 

Le propriétaire de Beta Crux affirme que la nouvelle concentration ne peut être que positive pour son établissement. « Ça permet de nous faire connaître et c’est bon pour développer la relève. Ce sont des jeunes qui pourront éventuellement travailler avec nous et peut-être se trouver une passion dans le milieu de l’escalade intérieur », mentionne M. Pineault.  

Celui-ci souhaite miser sur le développement physique des étudiants-athlètes plutôt que sur l’entrainement intensif et compétitif afin de développer un meilleur engouement envers l’escalade. « L’objectif, c’est de former des jeunes, puis d’éventuellement les initier à la compétition, en espérant qu’ils se joignent à l’équipe compétitive qu’on devrait démarrer aussi de manière concomitante », explique le gestionnaire originaire de Chicoutimi.   

Du côté logistique, le Beta Crux n’aura pas à ajouter d’employés pour offrir le service d’entrainement.  Celui-ci leur permettra plutôt de consolider les emplois et d’offrir plus d’heures de travail.  

Selon le grimpeur d’expérience, l’ajout d’une concentration sportive à son entreprise vient compléter son offre de services et prouver qu’il a réussi à s’entourer de gens professionnels et compétents qui sont capables d’encadrer ce genre de programme. Pour lui, cela annonce un futur prometteur pour son entreprise. 

À propos de Cassandre Baillargeon

Originaire du Centre-du-Québec, Cassandre Baillargeon est une grande passionnée de pratiquement tout! De la politique fédérale, provinciale et municipale jusqu’au monde de l’éducation en passant par la justice et le sport, Cassandre possède une curiosité sans limites qui lui permet d’ajouter continuellement de nouvelles cordes à son arc. C’est notamment ce besoin criant de curiosité combiné à un désir vital de partager son savoir aux autres qui l’a amenée à choisir le monde des communications à la fin de ses études secondaires en sport-étude basket-ball. Ce sont d’ailleurs ses nombreux engagements parascolaires au cours des dernières années qui ont formé la personne polyvalente, dynamique et organisée qu’elle est aujourd’hui. Sportive dans l’âme en plus de posséder un cœur d’enfant, Cassandre a davantage l’air d’une observatrice silencieuse qu’une animatrice de foule. Cela dit, sa ténacité et son talent pour utiliser les mots à bon escient font certainement d’elle une excellente oratrice. Reconnue pour ses connaissances de l’actualité, son amour de la langue française ainsi que pour ses capacités d’analyse et de vulgarisation, cette rouquine de 19 ans aspire à informer la population des événements et des enjeux actuels, que ce soit à la radio ou à la télévision.

À voir aussi

Le bracelet antirapprochement attendu impatiemment

Alors que les 16 premiers bracelets antirapprochements seront utilisés à Québec dans les cas de …