La région et la musique rassemblent les cultures

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Neuf rappeurs francophones d’ici et d’ailleurs se sont réunis pour produire une vidéo musicale de 30 minutes Trop de boulettes #3 qui est disponible sur la plateforme Youtube depuis le lundi 21 mars.

L’initiateur du projet, le rappeur originaire de l’Ile de la Réunion, Benjamin Idmont est heureux de voir les possibilités qui se sont présentées en rassemblant tous ces gens qui suivent la même passion, dont certains proviennent de la France métropolitaine et d’autres des Antilles. « Il n’y a pas que nous, les auteurs, il y a aussi des preneurs de son et une équipe de tournage derrière le projet, ce qui nous prouve que nous avons toutes les options pour faire de beaux projets ici. »

Par ailleurs des producteurs de musique de la région sont aussi mis en valeur dont Raphael Simard alias Raphlexx. Originaire de Dolbeau-Mistassini, il a travaillé avec plusieurs artistes très connus dans les villes de Montréal et Québec.

Benjamin Idmont est convaincu du potentiel régional et croit que la culture du rap s’implantera rapidement au Saguenay. Il espère que les artistes réussiront à exprimer un message à travers leurs projets.
(Photo : Félix Côté)

La force du nombre

Les neufs artistes émergents travaillent tous sur leurs projets solos, d’ailleurs trois d’entre eux ont fait un lancement d’album cette semaine. « Quand on fait des albums solos, on y met beaucoup de temps et on n’a pas toujours la visibilité que l’on aurait espérée. Avec un projet commun, ce qui est superbe c’est que chaque artiste amène son groupe de personnes qui se mettent ensuite à écouter les autres artistes », mentionne le rappeur JNB qui est signé chez Soluté records.

 Le producteur de son Raphael Simard raconte qu’il n’a jamais vu autant de diversité parmi les neuf artistes présents. « Que ce soient les styles, les voix, les cultures, mais aussi la profondeur des textes, j’ai vraiment été surpris du potentiel dans la région. »

Parmi le groupe on y retrouve neuf artistes rappeurs, un producteur de son, un réalisateur vidéo, deux caméramans et un technicien sonore. (Photo : Félix Côté)

Ce dernier, qui a travaillé avec des artistes montréalais comme WhiteB et Tizzo explique pour quelle raison in peut y avoir autant de diversité dans un endroit plus éloigné des grandes villes. « Le problème dans les villes, c’est que les artistes émergents sont influencés par la culture et le style déjà en place. À Montréal et Québec il y a un certain standard à respecter dans le rap pour plaire à la culture. Ici et surtout dans un projet comme ça, on détruit les barrières. Ce qu’on a réussi à faire c’est un grand partage de connexions tout en développant un esprit de fraternité au travers notre passion commune. »

Prochainement le regroupement entend travailler sur de nouveaux projets et de nombreuses collaborations. Selon Benjamin Idmont et Raphael Simard, le futur promet pour les artistes et le rap dans la région.

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