« On partage votre douleur depuis 22 ans »

Le Cégep de Jonquière désigne un arbre en honneur de Guylaine Potvin.

 

En levant ses yeux et ses bras vers le ciel, la mère de Guylaine Potvin, Jeannine Caouette, a tenu à remercier les personnes présentes à la cérémonie visant à honorer la mémoire de sa fille. « Je suis certaine que sur son nuage en haut, elle nous voit tous et elle se sent remplie d’amour », confie la femme. 

Mme Caouette a également souhaité partager l’amour qu’elle a reçu avec toutes les autres victimes. « Guylaine, je sais qu’elle a laissé sa marque, comme toutes autres femmes aussi qui ont laissé leurs marques et qui sont parties aussi atrocement, elles doivent être reconnues également », conclut-elle.

Plusieurs membres du corps policier ainsi que des proches de la victime étaient présents au rassemblement organisé par le Cégep de Jonquière à la forêt nourricière.

La coordonnatrice aux communications du Cégep de Jonquière, Sabrina Potvin, a ouvert le bal en donnant le ton « sobre » de la cérémonie. « On va conclure avec un geste symbolique en laissant une marque permanente ici au Cégep de Jonquière du passage de Guylaine Potvin en désignant un arbre de notre forêt nourricière en son honneur », affirme-t-elle.

Pour sa part, le directeur des études du Cégep de Jonquière, Mario Julien, a profité de sa tribune pour livrer un témoignage à la famille rapprochée et aux parents de Guylaine Potvin.

« Notre communauté partage votre douleur depuis 22 ans et on est très heureux que vous soyez des nôtres aujourd’hui », confesse-t-il.

« J’espère que la famille pourra enfin faire son deuil »

Vingt-deux ans après l’assassinat de la jeune femme, les progressions récentes dans l’enquête ouvrent à nouveau la plaie pour les amis et la famille de la victime. Pour Hélène Rodrigue, ancienne enseignante de Guylaine Potvin et enseignante en éducation spécialisée au Cégep de Jonquière, le morceau manquant du casse-tête représente un soulagement. « J’ai pleuré en regardant les nouveaux développements, j’ai eu des frissons et j’ai tout de suite eu une pensée pour les parents », témoigne-t-elle.

La famille et les proches de Guylaine Potvin pendant la cérémonie.

 

L’enseignante se souvient encore de son étudiante et des qualités dont elle faisait déjà preuve à l’époque.

« C’était une jeune fille qui voulait aider beaucoup, elle était très sensible et on voyait que la souffrance des autres la touchait beaucoup », confère Mme Rodrigue.

L’enquête se poursuit

L’ancienne étudiante en éducation spécialisée au Cégep de Jonquière a été froidement assassinée dans le secteur de la rue Panet en avril 2000. Le présumé meurtrier de Guylaine Potvin, Marc-André Grenon, a été accusé le 13 octobre de meurtre au premier degré et d’agression sexuelle grave contre Mme Potvin. Le suspect est également accusé de tentative de meurtre contre une autre victime dans la région de Québec.

À propos de Louis-Philippe Mathieu

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Louis-Philippe est celui qui cherche à tout savoir et tout comprendre. Curieux de nature et passionné de l’écriture, il était destiné, sans même en être conscient, à devenir journaliste. Même si le métier l’intéressait depuis longtemps, son parcours jusqu’en Art et technologie des médias ne s’est pas fait en une ligne droite. Louis-Philippe a étudié divers programmes du milieu des communications avant de quitter Saint-Césaire et ouvrir les portes qui l’attendaient à Jonquière. Le programme ATM lui a permis de sauter d’une branche du métier à une autre et de s’accrocher à celle de la critique culturelle. Ses huit années d’expérience en tant que vendeur dans des boutiques lui ont appris l’art d’entrer en contact avec les gens. Autant qu’il aime la nature, Louis-Philippe a besoin d’être entouré de personnes. Il s’intéresse à ce que les autres ont à partager et il aime utiliser les mots pour faire briller leurs témoignages. La fin de l’aventure qu’est ATM sera le début d’un nouveau chapitre, rempli de nouvelles histoires à raconter et, il l’espère, de culture à apprécier.

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