L’art du flash tattoo se déploie

 

C’est le tatouage de dauphin qui a donné à Sophie Boivin la piqûre pour le flash. (Photo : Courtoisie)

 

Au Saguenay, le flash tattoo connait une montée de sa popularité depuis quelques années. En effet, nombreux sont les tatoueurs qui s’adonnent à cette pratique, qui permet de combiner unicité et plaisir. Addik Tattoo, SacreBleu et Bank Tattoo sont des exemples de salon de tatouage qui fournissent ce service.

Le flash tattoo tient son nom du coup de cœur, du flash, qu’un client peut ressentir lorsqu’il découvre les dessins d’un tatoueur. Il s’agit d’un dessin original d’un tatoueur qui, souvent, reflète l’univers de l’artiste et lui permet de laisser libre court à sa créativité.

Pour l’artiste tatoueur et propriétaire du Bank Tattoo de Chicoutimi, Dave Gilbert, la création de flash permet de dessiner sans contraintes et d’explorer son style. « Ça faisait 10-20 ans que je dessinais, que je faisais des graffitis, des murales, des sculptures, des peintures. J’avais un talent artistique développé depuis longtemps. » C’est ce qui l’a poussé à se lancer dans le monde du tatouage, où il a découvert aimer tatouer particulièrement ses propres créations.

M. Gilbert croit que ce qui crée l’engouement autour de ce type de tatouage, c’est sa singularité. « Quand je fais un flash, je ne le refais pas plusieurs fois. Je n’aime même pas les publier sur Internet parce que souvent, les gens vont recopier les dessins. »

Le propriétaire du Bank Tattoo a remarqué une légère augmentation des demandes pour des flashs dans son salon. Les clients réguliers du salon s’y adonnent, mais c’est aussi une pratique très prisée par les touristes.

L’avis des clients

En septembre 2021, l’étudiante à l’Université du Québec à Chicoutimi Sophie Boivin s’est fait tatouer pour la première fois chez un professionnel. « Mon premier flash, ça a vraiment été un adon. C’est ma boss qui m’a envoyé un flash d’un bibelot de dauphin, et moi j’ai une grosse collection de bibelots de dauphin chez moi, donc je me disais “Oh my god c’est trop parfait, il faut absolument que j’aie ce tatouage-là ! ” C’est un peu comme ça que je suis tombée dans l’univers du flash. »

L’étudiante n’en est pas à sa dernière expérience dans le domaine. « J’ai un rendez-vous pour un flash en novembre. […] Quand je vois un flash qui me plaît et que j’ai l’argent, c’est sûr que j’y vais ! »

Malgré le peu de temps qu’a mis l’étudiante à réfléchir à son tatouage, Sophie Boivin ne regrette pas du tout son choix. « Je suis très impulsive, mais je dirais que je n’ai pas de regrets pour aucun de mes tatouages. Je me dis que je vais trouver ça encore drôle dans 30 ans. […] Je trouve ça drôle. Je trouve ça beau. Donc j’y vais et je ne réfléchis pas tellement. »

À propos de Jeanne Trépanier

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Ayant grandi dans la petite municipalité de Danville en Estrie, Jeanne Trépanier y a développé un intérêt pour le journalisme. Découvrant ATM en 2020, sa première année dans la technique a confirmé cet intérêt. C’était SA vocation. Passionnée de criminologie et désirant s’impliquer dans le mouvement féministe, Jeanne compte poursuivre son parcours académique à l’université dans l’ultime but de devenir journaliste d’enquête. Pour ce faire, elle se dévoue à la tâche, s’impliquant notamment dans le journal étudiant La Cerise en plus de faire un court passage dans le journal web Estrie Plus. Son aisance, tant dans l’écriture que devant la caméra, fait de Jeanne une journaliste accomplie. Sociale, réfléchie et très rigoureuse, elle désire apporter ces qualités avec elle dans les grandes métropoles afin d’y découvrir un aspect du journalisme qu’elle n’a pas encore eu la chance d’explorer. Avec sa fine plume et une détermination sans pareil, cette passionnée de voyages et de danse saura captiver son auditoire!

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