Aller chercher les histoires à la source

BDV : Le producteur Carl Morasse pense qu’il est important de comprendre le poids positif derrière chaque représentation culturelle. (Photo : Emilie Palumbi)

À la suite de lobtention du Prix d’histoire du gouverneur général pour leur exposition Voix autochtones d’aujourd’hui : savoir, trauma, résilience, le producteur délégué de La Boîte Rouge VIF, Carl Morasse, s’est montré un peu déçu, rapportant qu’ils ont gagné le prix car ils sont les seuls à aller voir directement les communautés autochtones. 

« C’est révolutionnairement honteux », a affirmé le producteur. 

Afin de ramasser l’information pour leurs expositions sur les différentes cultures des Premières Nations, La Boîte Rouge VIF va directement parler avec ces communautés; une méthode encore peu pratiquée par les musées. Les expositions se basent habituellement sur des objets et des archives.  

C’est pour la même raison que la compagnie a déjà reçu ce même prix en 2014.  

« À la limite, c’est quasiment décevant. Ça veut dire qu’entre 2014 et 2022, les musées et les institutions n’ont pas encore emboîté le pas de faire des expositions en consultant des gens », rapporte Carl Morasse.  

La boite de production est tout de même heureuse d’avoir reçu le prix. Celle-ci souhaiterait que les communautés soient plus souvent consultées.  

Le processus de reconnaissance culturelle a exponentiellement grandi dans les dernières années selon le producteur. Les communautés des Premières Nations montrent de plus en plus d’intérêt à partager leurs cultures, autant à leurs enfants qu’aux allochtones.  

« Si l’histoire est toujours écrite par des colons, l’histoire des Premiers peuples devient effacée », renchérit l’agent de communication de La Boîte Rouge VIF, Victor Lapierre, faisant référence au projet d’histoire et perspective, un des cinq sites web sortis le 10 novembre. 

Des sites web pour souligner la culture 

Parmi l’exposition du musée figure un projet nommé Redonner une musicalité aux objets. Celui-ci est maintenant accompagné d’un des cinq sites web venant tout juste d’être sortis par la Boîte de production.  

Chacun des sites touche une différente façade des quatre coins des territoires du Québec afin de sécuriser et transmettre la culture des Premières Nations.  

Il y a notamment le site web Histoires et Perspectives, qui amène les gens des communautés autochtones à raconter leurs histoires afin de transformer la perspective colonialiste qui a été instaurée pendant plusieurs années.  

Ces sites ont été une manière pour la compagnie de reprendre un certain rythme après la pandémie. Victor Lapierre rapporte que ce sont des projets qui n’avaient pas pu être finalisés auparavant. « C’était du contenu tellement pertinent que ça méritait d’être mis en valeur. » 

À propos de Emilie Palumbi

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Emilie Palumbi est une Châteauguoise de 19 ans passionnée par l’écriture depuis son enfance. Avec son imagination surnaturelle, la jeune fille de l’époque écrivait plusieurs histoires fictives à sa famille. Au fil des années, sa curiosité l’a mené à rédiger et à raconter les quotidiens de son entourage, et la piqûre pour le journalisme est apparue. La science est aussi un autre de ses champs d’intérêt. Elle écoute des séries scientifiques, comme Doctor Who, des films de science-fiction tels que les Star Wars et des vidéos éducatives dans le domaine sur YouTube. D’apparence introvertie, Emilie Palumbi est une femme ouverte à tous et ne craint pas à partager sa belle personnalité lorsqu’elle est en bonne compagnie. Après ses études, Emilie aimerait travailler au journal Le Soleil de Châteauguay et espère vivre en campagne entourée d’une partie de la magnifique flore du Québec.

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