Le stationnement à étage de l’hôpital réjouit les travailleurs

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Lieu de la future construction du stationnement à étages

Lieu de la future construction du stationnement à étages (Photo Amandine Rossato)

 

La Ville de Chicoutimi a eu gain de cause. Même si la Commission municipale du Québec a jugé la construction d’un stationnement à étage conforme, mercredi 15 mars, le débat reste ouvert, alors que des citoyens continuent de s’y opposer.

Les propriétaires d’une maison face à la rivière, comme Solange Lavoie, ont peur de voir leur vue cachée par le stationnement. Signataire de la pétition, elle pense surtout à l’argent qu’elle va perdre avec la construction.

« Je ne suis vraiment pas contente du tout. Je loue un logement à l’étage et les locataires ne verront plus rien. Ça va faire perdre de la valeur à ma maison c’est sûr. » Pour elle, le problème n’est pas la construction du parking mais « l’endroit où il est construit, ils pourraient le faire derrière. Ce serait bien mieux ». Le projet mécontente les habitants de la zone depuis 2022. Si bien que, en plus de la mise en circulation d’une pétition, deux avis de conformité avaient été demandés à la Commission municipale du Québec (CMQ) dans les derniers mois.

Avantage pour les travailleurs

Mais contrairement aux habitants, les personnes travaillant dans la zone manquant cruellement de stationnement accueillent la nouvelle avec bonheur. « Heureusement qu’ils le construisent. C’était vraiment nécessaire parce qu’il y a tout le temps trop de monde ici », se réjouit un livreur du quartier Mathis.

Pour confirmer ses dires, quelques voitures ressortent du parking après avoir fait le tour sans trouver de place. Un automobiliste peste contre la surcharge de véhicules avant de s’en aller.

Assises devant l’entrée de l’hôpital, les employées du laboratoire les regardent. Pour elles aussi, le manque de place est difficile à vivre. « Il n’y a pas de place, pour les usagers et pour les employés aussi », se désole Vicky.

De son côté, sa collègue, Noémie, se remonte le moral en se disant qu’il n’y a plus que quatre ans à attendre avant de pouvoir se garer librement. « Il faut arriver tôt. Mais des fois c’est tannant. »

Un stationnement est à leur disposition un peu plus loin et un bus est là pour faire la navette entre les deux. « Mais quand on commence à 7 heures il n’y a pas de transport, alors on doit se garer dans la rue », déplore-t-elle.

L’autre problème rencontré pour Noémie, mère de famille, est celui d’aller chercher ses enfants. « Il n’y a pas de bus tout le temps alors c’est un problème pour aller les récupérer. » Alors sa consœur félicite la décision, « c’est vraiment une bonne nouvelle, c’était nécessaire ».

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Photo Amandine Rossato