La blessure, bête noire du sportif

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Après une simple chute, une saison voire une carrière peut se finir. (Photo : Enzo Trouillet) 

Une chute banale, un craquement glaçant et une vive douleur. Le pire cauchemar de tout sportif vient de se produire : une blessure grave. Parfois, elle est synonyme de quelques jours de repos, mais pour certains, ce sont des rêves et des passions qui prennent fin.

Centre Marcel-Dionne de Drummondville, septembre 2006 : le match de hockey bat son plein. Tout à coup, Simon Bouchard est étendu sur la glace. Son tendon d’Achille est sectionné. À 17 ans, un joueur vient de lui trancher net avec son patin. « J’étais perdu et j’avais peur. Deux soigneurs sont venus, j’avais deux artères coupées. Tout le monde me voyait, et à chaque battement de mon cœur, du sang giclait sur la glace », raconte l’Almatois. Après un tour aux urgences et des mois de rééducation, le joueur des Voltigeurs de Drummondville était prêt à reposer les patins sur la glace. Mais quelque chose avait changé. « Je ne m’entrainais pas plus que ça pour mon retour. Je n’avais pas peur, mais je me disais que tout allait redevenir comme avant », avoue l’ancien hockeyeur. Malheureusement, après quelques temps, il arrête de jouer. Aujourd’hui, Simon Bouchard ne regrette rien. « Ça peut arriver à n’importe qui n’importe quand. »

« L’équipe va jouer pour lui et on pense à lui »

Pour un entraîneur aussi, la blessure d’un joueur est une épreuve. Même pour Philippe Leduc, tacticien chevronné des Gaillards de Jonquière, en football, c’est un événement particulier. « On essaye de réduire les risques au maximum. Mais ça arrive. Ç’a été le cas au début de la saison avec un de mes joueurs. Il s’est fait une triple fracture à la jambe. Dans ces moments-là, la première chose que je dis, c’est que l’équipe va jouer pour lui et qu’on pense à lui », témoigne l’entraîneur. Mais son rôle ne s’arrête pas au bord du terrain. Au-delà du sportif, son joueur est surtout un jeune étudiant français loin de sa famille. « J’essaye de l’aider, et de remplacer sa famille. Je l’emmène à ses rendez-vous médicaux, et je lui propose de le transporter où il veut, mais il ne veut pas me déranger », rigole-t-il.

Qu’ils soient jeunes, vieux, amateurs ou professionnels, tous les sportifs savent les risques qu’ils encourent, rappelle Philippe Leduc. « Chacun fait son choix, jouer ou ne pas jouer. »

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