L’éducation financière : devoir des parents et des enseignants

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La gestion de l’argent n’est pas facile pour tous les jeunes. (Crédit : Alexcia Plamondon)

La situation économique actuelle inquiète une majorité de jeunes. Selon plusieurs, le cours d’éducation financière au secondaire ne les prépare pas suffisamment à la vie adulte.  

Le cours d’éducation financière, qui se donne en cinquième secondaire, aborde entre autres la gestion du budget, l’épargne, le marché du travail, les impôts et le fonctionnement des cartes de crédit. « C’est pas mal dans le concret, mais ça dépend des enseignants. On n’a pas de formations pour les finances personnelles. Ça va en fonction de l’intérêt de la personne », souligne l’enseignant d’univers social et anciennement d’éducation financière à la Polyvalente d’Arvida, Jérémy Martel-Moreau.

Victoria Nadeau, une étudiante qui vient de commencer l’université se questionne sur sa vie après les études en constatant le coût de celle-ci. « Comment je suis censée me payer un logement plus tard ? Je fais attention à mes dépenses, mais ça reste que tout coûte cher », mentionne-t-elle.

Selon l’étudiante, l’éducation financière que ses parents lui ont donnée a été plus utile que celle reçue à l’école. « On avait deux heures aux deux semaines et j’apprenais les notions parce que j’étais évaluée et non pour l’utilité que ça avait », ajoute Victoria Nadeau.

Ce n’est pas tous les parents qui osent parler de la gestion du portefeuille avec leurs enfants. C’est un sujet qui est encore tabou dans plusieurs familles selon M. Martel-Moreau.

Quand être prêts?

Dès qu’un jeune pose une première question sur la gestion de son argent, il faut le voir comme un signe et amorcer la discussion, croit la planificatrice financière, Annie Gauthier.

« Tout part des parents et de l’intérêt. Ça pourrait être plus approfondi en secondaire cinq. Avoir un cours plus tôt ne serait pas idéal, parce que les jeunes sont loin de penser à la vie adulte en secondaire trois », exprime Mme Gauthier. Un point avec lequel l’enseignant est en accord.

Les connaissances des étudiants varient aussi selon leurs expériences de travail. Jérémy Martel-Moreau voit une différence entre ceux qui travaillent depuis quelques années versus ceux qui n’ont pas d’emplois.

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