Une citoyenne déplore un manque de sécurité à Saguenay

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Felicia Demetriade n’a pas reçu d’aide de la police pour la tentative d’intrusion à domicile dont elle a été victime. (Photo : Jasmin Baillargeon)

Les tentatives d’intrusions à domicile et certains cas de harcèlement ne sont pas toujours dans les priorités des autorités de la ville de Saguenay, bien qu’ils puissent tout autant affecter le sentiment de sécurité des citoyens. Le manque de preuves et d’actions criminelles concrètes rendent la gestion de ces cas plus complexes. 

Felicia Demetriade habite dans l’arrondissement de Jonquière. Au début du mois, alors qu’elle revenait du travail, elle a été suivie jusqu’à son domicile par un parfait inconnu. « Grosse pute » et « Bitch » ont été les termes employés par l’homme pour s’adresser, lointainement, à la jeune femme de 18 ans. L’homme d’abord seul a été rejoint par un autre individu et ils ont ensuite tenté d’entrer de force dans son appartement, où elle s’était réfugiée.  

Un manque d’intervention 

Une fois sereine et en sécurité, Felicia Demetriade s’est empressée d’appeler le Service de police de Saguenay (SPS), mais elle a été déçue de leur réponse. « Ils avaient juste l’air fâchés que je les [la police] appelle. Ils ne m’ont pas du tout aidé. Ils m’ont dit que je n’avais pas à appeler pour ça et que c’était une perte de temps. Ils m’ont fait sentir limite niaiseuse d’avoir essayé d’appeler là, alors qu’ils sont supposés nous aider. »  

Le porte-parole de la SPS, Carl Tremblay, explique qu’il est très difficile, voire impossible d’intervenir dans ces situations. « Dans le cas d’un appel parce qu’on a l’impression d’être suivi par exemple, il faut des preuves d’acte criminel, explique-t-il. On ne peut pas juste intercepter une personne qui marche dans la rue et lui demander si elle en train de suivre quelqu’un. »  

D’éventuelles solutions? 

Les infractions criminelles répertoriées à Saguenay ne cessent d’augmenter depuis 2020. Le nombre de crimes contre la personne est passé de 1 541 à 1 915 en 2022 et pour les crimes contre la propriété, le nombre est passé de 1 993 à 2 335 l’an dernier.1 Ces chiffres ne comptabilisent pas les situations similaires à celle vécue par Felicia Demetriade. 

Le gouvernement du Québec a mis en place un programme d’aide financière de 1,8M$ pour prévenir la criminalité dans la province. De ce montant, 75 100$ sera octroyé à la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La responsable aux communications de la Ville de Saguenay, Marie-Ève Carrie, explique « qu’une analyse de terrain a été faite cet été et qu’un vote sera passé d’ici la fin du mois pour approuver le plan d’action en cours d’écriture. » 

 

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