Derrière chaque soulier Ravi se cache quelqu’un d’ordinaire

David Leroux est le fondateur de Ravi Design. (Crédit : Courtoisie)
Du hockey au soulier, David Leroux a su piquer la curiosité de plusieurs personnes au Canada. Il se démarque d’ailleurs par son image de marque et son authenticité.
Le père de famille est très impliqué auprès des siens. « Je suis un père hyperprésent, je les vois à chaque matin et à chaque soir », explique le maroquinier, visiblement ému. Le nom « Ravi » provient des noms de ses deux enfants, Raphaël et Victor. Il s’amuse souvent avec eux, puis il essaie aussi de leur inculquer une certaine humilité. Car il n’y a rien de normal, dit-il, dans ce quotidien parsemé de rencontres avec des personnalités connues et de billets offerts par les Canadiens de Montréal.

Raphaël et Victor sont ici accompagnés de leur père. (Crédit : Courtoisie)
Un homme passionné
L’homme qui travaille à son compte ne construit pas des œuvres d’art seulement pour l’argent. « Moi, je ne regarde pas seulement les dépenses », dit-il dans son garage à Saint-Charles-sur-Richelieu, ajoutant souhaiter que le produit final soit de la meilleure qualité possible. « Pour vrai, si le projet peut être plus beau, ça ne me dérange pas de dépenser. »
Lorsqu’il ne travaille pas dans son atelier aménagé à même son domicile, il pense sans cesse à ses créations. « Je suis là physiquement, mais pas toujours mentalement », a réitéré l’homme. Selon lui, son principal défi est d’apprendre à décrocher.
Un changement de carrière
Il a commencé dès son jeune âge dans le monde de l’art. Lorsqu’il jouait au hockey pour les Cataractes de Shawinigan dans la LHJMQ, il peinturait des casques pour gardien de but. Il a fait des masques pour plusieurs gardiens professionnels comme l’ancien du Rocket de Laval, Kasimir Kaskisuo.
Juste avant la pandémie, l’artiste s’était inscrit dans un cours à New York pour apprendre comment déconstruire une chaussure, mais aussi pour la refaire avec d’autres tissus. Il a donc dû se résigner à suivre le cours de chez lui. De plus, il a dû acheter des machines pour confectionner des souliers. « J’avais pas l’intention d’acheter de l’équipement », raconte le père de famille.
Un déclic
Quelques mois plus tard, il a pris une décision qui allait tout changer : faire une création pour FouKi . Le chanteur québécois a adoré ses souliers, qui ont été faits selon ses demandes. Par la suite, il a reçu plusieurs contrats pour confectionner des paires uniques en leur genre.

Cette paire est l’un des prototypes. (Crédit : William Béchard)
L’entrepreneur Olivier Primeau a aussi commandé une paire. Le créateur de Ravi Design a fabriqué une boite personnalisée à l’image de Beach Day Every day, une boisson alcoolisée. M. Primeau a été abasourdi par la qualité du produit et surtout par le rendu, selon David Leroux. « J’ai acheté des pêches en bonbons, j’en ai mis dans la boite, puisqu’il voulait une paire qui représentait la saveur de pêche », mentionne le fondateur de l’entreprise.
« On me reconnait dans la rue »
L’artisan a une communauté de 13 000 personnes. Lui qui ne fait pourtant aucune publicité pour mousser son auditoire. « Je n’ai mis aucune cenne de pub », déclare fièrement le créateur, dont le but, assure-t-il, n’est pas de récolter un maximum de vues. « Les chiffres en bas du vidéo, je m’en sacre », relate l’homme.






