Les arts du cirque n’échappent pas à la crise

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(Les fous du roi est une compagnie qui offre des services d’animations de rue, de performances de cirque et d’arts multidisciplinaires. [Photo : Facebook Les fous du roi])

 

Les artistes de cirque ne sortent pas indemnes de la crise au sein du milieu culturel au Québec. Le manque de main-d’œuvre, de subventions et d’opportunités fait mal et ces créateurs doivent aussi se battre pour pouvoir vivre de leur passion.

 

Dans la région, environ quatre ou cinq spectacles de cirque sur scène ont lieu chaque année. Certaines représentations sont produites par des troupes de plus haut niveau, comme le spectacle Majestique et les autres sont, dans la plupart des cas, des artistes solos.

« Le marché ne demande pas plus de spectacles de cirque pour le moment, je dirais. Il y a de très bonnes troupes dans la région qui sont des amuseurs publics comme les fous du roi entre autres », explique la responsable de la programmation chez Diffusion Saguenay, Claudine Bourdages. Elle explique que quelques représentations par année suffisent à la demande du public en région.

Selon le directeur général et président de l’entreprise Les fous du roi, Luc Larouche, le terme « artiste de cirque » est très large. « On peut décider d’être un artiste de cirque pour faire des spectacles dans des productions ou tout simplement pour devenir un amuseur public puis de trouver sa place à travers un peu tout, selon les demandes », explique-t-il.

(Des services sont offerts pour les enfants et les 18 ans et plus lors de longs congés au centre Intencité Jonquière [Photo : Facebook Les fous du roi])

Pour le président des fous du roi, le public n’est pas à blâmer. « C’est les événements qui doivent aller chercher les fonds nécessaires, précise-t-il. Parfois, ils nous reviennent d’une année à l’autre en disant : “On a été coupé”. C’est un peu ça la problématique, c’est que l’argent est mal distribué pour se rendre aux artistes. Malheureusement, ça arrive régulièrement qu’on soit les derniers appelés. On est les premiers coupés et les derniers appelés sur les événements. »

 

Manque de main-d’œuvre

 

En plus des problèmes de financement, le milieu des arts du cirque vit une crise de main-d’œuvre.

« C’est certain que comme toute entreprise, on a un manque d’employés pour répondre efficacement à toutes les demandes, mais je dirais que pour certains artistes qui font partie de la troupe, c’est du travail à temps plein », explique Luc Larouche.

Les formations qui s’offrent à quelqu’un qui veut travailler et vivre de sa passion pour le cirque ne se donnent pas en région. Les formations post-secondaires ne sont disponibles qu’au cégep de Limoilou et dans les grands centres comme Montréal, Québec ou Gatineau.

Certains artistes de la région réussissent malgré tout à vivre de leur art. Il y a cinq employés à temps plein aux fous du roi et environ une vingtaine de salariés. Ce nombre peut varier selon la demande.

Pour en vivre, les artistes sont obligés de couvrir des régions plus éloignées selon Luc Larouche. « On peut se rendre sur toute la Côte-Nord, on peut même se rendre jusqu’au Nouveau-Brunswick. C’est sûr que pour les grandes villes comme Québec puis Montréal, elles ont déjà un gros bassin d’artistes qui font ce travail-là », conclut-il.

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