Devenir un leader écoresponsable : le but de Moisson Saguenay

L’un des entrepôts de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean est situé à Chicoutimi. (Crédit : Yanick Soumis)
L’organisme communautaire Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean a révisé son modèle d’affaires pour le rendre plus « vert » en établissant une meilleure gestion des matières résiduelles et en réduisant directement à la source. Le tout avec l’aide d’Eurêko.
« En tant qu’entreprise, il faut faire notre part », insiste le directeur général de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean, Yanick Soumis.
Avec sa formation en développement durable suivie à l’université de Sherbrooke, ce dernier a développé une conscience environnementale et tente aujourd’hui de transmettre ses valeurs à son équipe.

Différents bacs de légumes sont préparés pour la redistribution. (Crédit : Yanick Soumis)
L’organisme communautaire qu’il dirige travaille principalement à redistribuer la nourriture aux personnes dans le besoin. Ce qui veut dire que les déchets organiques constituent sa plus grande source d’émanation de gaz à effet de serre. Pour arriver à réduire à la source, l’équipe du directeur vient « détourner les aliments en fin de vie, ceux qui auraient normalement pris le chemin du compost, pour plutôt les conditionner ».
C’est-à-dire que s’ils prennent une carotte qui n’est plus en bon état, ils vont la couper en rondelles, la faire cuire à la vapeur et ensuite la congeler. De cette manière, elle pourra quand même être consommée et gardée plus longtemps.
Les efforts portent fruit
Pour « bonifier ses actions », comme le dit la chargée de projet pour Eurêko, Julie Bolduc, Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean a reçu une subvention de 85 000 dollars de la part du gouvernement du Québec, par le biais de Recyc-Québec. Cette somme d’argent a permis à l’organisme de « prioriser les actions qui ont le plus d’impact, comme le conditionnement des aliments », explique le directeur général, Yanick Soumis.

Les locaux d’Eurekô sont situés sur la rue Racine à Chicoutimi. (Crédit : Raphaëlle Charbonneau)
« Grâce à leurs efforts, on a été capable d’aller chercher le certificat Ici on recycle Performance + », partage fièrement Mme Bolduc. Pour en arriver là, M. Soumis a récolté le pointage nécessaire en envoyant des preuves photo des actions posées au programme gouvernemental. Chacune donnait un certain nombre de points, et le prochain objectif de Yanick Soumis est d’avoir le certificat Ici on recycle Performance Élite. « C’est vraiment une source de motivation et c’est un bon incitatif », partage le directeur général de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean.
La participation
« Quand ça vient du boss, ça marche », lance Julie Bolduc. M. Soumis a sensibilisé son équipe de travail avec une formation complète sur le tri des matières. « Les employés et bénévoles ont toujours été très ouverts et intéressés à participer à l’idée de devenir plus écoresponsable », partage-t-il.
Avec l’aide d’Eurêko, des affiches de sensibilisation ont également été installées dans les endroits clés de l’entreprise de Chicoutimi.

Les différentes affiches installées avec l’aide d’Eurêko rappellent à l’équipe de bien trier. (Crédit : Yanick Soumis)
Les dépenses
Pour le directeur de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean, « quand on a une conscience environnementale, on se dit que ce n’est pas cher ». Pour lui, les coûts n’étaient pas un frein à la mise en place du projet.
« Ce qu’on veut, c’est amener la compagnie à réfléchir et les accompagner dans leurs démarches », estime pour sa part Mme Bolduc.
Le DG a également l’ambition de transférer son projet à l’entrepôt de Dolbeau-Mistassini. « On invite bien d’autres organisations à faire la même chose. Chaque petit geste compte. Ça vaut la peine, c’est la somme des organisations qui travaillent en ce sens qui fait en sorte d’être plus efficace face à l’urgence climatique. »
« On veut être un peu un leader à ce niveau-là ! »





