samedi , 14 décembre 2019
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Séisme du Saguenay

Toujours en mémoire 30 ans plus tard

Le 25 novembre prochain marquera le 30e anniversaire du séisme du Saguenay, qui a ébranlé la population régionale tout en causant plusieurs dizaines de millions de dollars en dommage en 1988.

 Trente ans plus tard, le tremblement de terre dont l’épicentre se situe dans la réserve faunique des Laurentides continue de rester dans la mémoire de la population saguenéenne, mais aussi dans celle des scientifiques, et ce, de partout en Amérique du Nord.

C’est le cas du séismologue Reynald Du Berger, pris lui-même par surprise par les évènements de novembre 1988. «On peut considérer ce séisme comme le mouton noir des tremblements de terre de l’est du Canada étant donné que ce n’est pas dans une région sismique active. Contrairement aux gens en Californie et au Japon, les gens n’avaient jamais vu ni vécu ce genre de phénomène auparavant», affirme le professeur retraité de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Le policier de la Sécurité publique de Saguenay, Martial Lapointe, était aussi aux premières loges il y a 30 ans, alors qu’il a dû contrôler, à l’aide de ses collègues, une population paniquée. «Quand on est sorti à l’extérieur, c’était le branle-bas de combat. On a été appelés à établir un périmètre à Saint-Jean-Eudes à la suite d’une fuite de gaz. Ensuite, c’était de voir selon les urgences. On a reçu un paquet d’appels», se remémore M. Lapointe, qui était alors à l’emploi depuis seulement un an avec le service policier saguenéen.

Peu de chance de récidive

 Aujourd’hui, la mauvaise surprise d’un séisme est un scénario qui demeure peu probable dans la région ou près de celle-ci. «Les chances sont très faibles. Ça faisait l’objet de chicanes parce qu’on se demandait si on allait créer une nouvelle zone sismique avec ce qui est arrivé en 1988, mais la zone reste pratiquement hors de danger malgré tout», assure Reynald Du Berger.

Selon Martial Lapointe, cette mince probabilité a poussé les autorités de Saguenay à garder le statu quo quant à ses mesures d’intervention à la suite du séisme, contrairement au déluge de 1996 où la Sécurité publique de Saguenay a davantage agi pour que les dégâts d’une catastrophe naturelle soient limités.

À propos de Gabriel Duhamel

Cowansvillois d’origine, Gabriel habite maintenant au Saguenay depuis l’âge de 16 ans pour étudier le métier dans lequel il veut œuvrer depuis un très jeune âge : journaliste sportif. Sa passion sans limite pour l’écriture et les différentes ligues sportives a non seulement causé son départ du nid familial dès la fin du secondaire, mais a aussi facilité sa collaboration avec différents médias sportifs sur le Web et dans un hebdomadaire régional lors des dernières années. Puis, après un an comme gestionnaire des réseaux sociaux des Élites de Jonquière dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec (LHMAAAQ), il s’occupe présentement des communications et assure la description des matchs de l’équipe. Malgré d’autres intérêts, notamment pour la politique, la culture et l’économie, c’est davantage en couvrant un match de hockey, de tennis, de football ou de tout autre sport que Gabriel se voit lors de sa future carrière.

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