Tatouage | Les aînés succombent à la mode

Crédit : Molly Béland
À 63 ans, Line Henry porte fièrement ses 14 tatouages.

L’achalandage des aînés est à la hausse dans les salons de tatouage de la région. Cette tendance ne fait qu’augmenter depuis deux ans a fait remarquer la perceuse chez Addik Tattoo, Claudia Tremblay.

Les tatouages ont été associés aux motards et aux gangs de rue durant plusieurs années selon Claudia Tremblay. Maintenant, les personnes âgées voient les jeunes arborer cet art sur eux, ce qui détruit de plus en plus leurs préjugés négatifs. Chez Chromatik Tattoo, le copropriétaire Michaël Pigeon croit que cette hausse est en lien avec l’ouverture d’esprit des gens en 2018.

«C’est souvent ‘’ l’ancien interdit ’’ que j’entends. Avant, c’était mal vu de porter des tatouages, mais maintenant les gens sont plus ouverts», soulève-t-il. «J’ai vu des dames et des messieurs entre 80 et 85 ans venir se faire tatouer», affirme Mme Tremblay. Certains aînés viennent prendre des informations au salon, puis répètent la chose plusieurs fois avant de se lancer.

Les tatoueurs leur expliquent de A à Z le processus afin de les rassurer puisqu’ils sont souvent en terrain inconnu. Line Henry, âgée de 63 ans, porte 14 tatouages sur elle depuis trois ans. «Je n’ai pas peur de me faire regarder bizarre. Il n’y avait seulement rien qui m’intéressait avant ça», a-t-elle avoué. L’ancienne barmaid reçoit des commentaires positifs à la tonne et compte bien continuer d’accumuler les dessins permanents.

«Les gens sont réceptifs malgré mon âge», se réjouit-elle. La plupart du temps, les personnes du troisième âge désirent un tatouage significatif pour elles. «Tous mes tatouages représentent un moment de ma vie, une valeur qui m’est chère ou une personne que j’aime», confie Mme Henry. Claudia Tremblay, elle, a remarqué que certains sont émus à la fin du travail du tatoueur.

«C’est une chose qu’ils ont aimée toute leur vie, mais qui n’était pas nécessairement acceptée alors qu’aujourd’hui, ça passe très bien.»

À propos de Molly Beland

Originaire de Trois-Rivières, Molly Béland est âgée de 19 ans. Son intérêt pour la communication s’est développé en 5e secondaire, alors qu’elle faisait partie du programme de communication. À son entrée au Cégep de Jonquière, Molly a entamé son parcours journalistique en intégrant l’équipe du webmagazine LaCerise.ca. Puis, la deuxième année a été une année remplie d’opportunités pour elle. Les portes de CKAJ 92.5 lui ont été ouvertes comme co- animatrice durant toute une session. Ensuite, est venu le projet de collaboration entre ATM et le Centre québécois de recherche et de développement de l’aluminium (CQRDA) qui a publié son texte dans l’édition 2018 du magazine Al13. Aller à la rencontre des gens qui rayonnent dans l’ombre, c’est probablement ce qu’elle préfère du journalisme. Le « vrai monde. Pour sa dernière année, Molly espère trouver sa voie dans le monde des médias tout en explorant différents sujets plus ou moins connus du monde pour ensuite vous les partager dans ses mots.

À voir aussi

District 31 : savoir tourner la page

C’est avec nostalgie et fierté que Jeff Boudreault et Maxime Villeneuve, deux Jeannois, ont fermé …