Les jeux vidéo, c’est du sport !

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Au Québec, il y a 34 équipes de Rocket League et 58 de League of Legends. (Photo : Vincent Lavoie)

Qui a dit que la pratique des jeux vidéo n’est pas un sport ? Entraînement physique, régime alimentaire et compétitions, les joueurs de sport électronique (eSport) sont à leur façon des athlètes.

 Des pratiques à toutes les semaines en plus des situations de matchs, ces joueurs de jeux vidéo sont confrontés aux mêmes situations que les autres sportifs. L’entraîneur-chef du programme de eSport de Chicoutimi, Stéphane Racine, s’occupe de former les équipes, mais également d’entraîner les joueurs sur les tactiques du jeu de type arène et de bataille en ligne, League of Legends (LOL). « C’est certain que ce n’est pas comme du volley-ball où on bouge, mais, dans le gaming professionnel, les gens sont en forme, ils s’entraînent et ont un régime alimentaire », mentionne-t-il.

Un minimum de deux heures d’entraînement physique par semaine est obligatoire, et ce, partout dans la province pour les gameurs inscrits dans un programme de eSport. « Je dis souvent à mes joueurs, allez faire un jogging, prenez une douche, installez vous pour jouer, vous allez être meilleurs », explique le spécialiste de LOL.

Risques de blessure

Comme tout autre sport, il y a risque de blessures pour les joueurs, même si elles sont plus rares puisque le gaming sollicite pour la plupart seulement les mains. Reste que des blessures de posture ou encore le développement d’une dépendance peuvent être fréquents. « Nous jouons de quatre à cinq heures par semaine, cependant si les joueurs continuent de le faire dans leur temps libre, ça peut devenir problématique », révèle M. Racine.

Des matchs entre les collèges

Des situations de compétition sont au rendez-vous chaque semaine, et ce, partout dans la province. Elles sont en majorité organisées par la Ligue collégiale de sports électroniques (LCSE). Dans la même optique que les autres sports, des équipes de différents collèges et de diverses divisions s’affrontent pour obtenir des points au classement. Ces compétitions offrent également des rivalités, notamment entre le Cégep de Chicoutimi et celui de Jonquière.

Un des joueurs du jeu et étudiant en Informatique, William Savard mentionne avoir progressé depuis son arrivée dans l’organisation. « J’ai beaucoup appris, surtout pour jouer en équipe, mine de rien lorsque tu joues et t’entraîne avec les mêmes personnes il y a une certaine cohésion qui se construit », indique le joueur et superviseur du jeu Rocket League.

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