Société Saint-Vincent-de-Paul : 36 ans d’engagement pour Pierre Paquin

Après plus de trente ans à la Saint-Vincent-de-Paul, Pierre Paquin ne compte pas raccrocher de sitôt.

L’engagement, Pierre Paquin connaît ça. C’est au milieu des années 80 qu’il a poussé la porte de la Société Saint-Vincent-de-Paul de Chicoutimi pour offrir son aide aux personnes dans le besoin, et il ne l’a jamais quittée. 

« Lorsque j’étais jeune, mes parents étaient bénévoles. Naturellement, j’ai rejoint la Société quand je suis venu m’installer à Chicoutimi, raconte le vétéran. Ça m’a permis d’être dans l’action, je n’aurais pas été bon pour prêcher. » À travers son implication, il souhaitait bien sûr se rendre utile auprès des plus pauvres. Une mission réussie puisqu’en entrant à la Saint-Vincent-de-Paul, il a pu nouer des relations de confiance et un contact privilégié avec les personnes qu’il a côtoyées. « C’est ce qui me plait. Parfois c’est un peu plus demandant, on est un peu plus pogné avec certaines histoires, mais c’est important. » 

Successivement président de sa paroisse, président du secteur sud de Chicoutimi et enfin président puis vice-président de la Société au niveau régional, cet ancien superviseur à l’inspection des aliments a dédié une bonne partie de sa vie au bénévolat. Il ne cache pas qu’il n’est pas toujours facile de tout concilier : « Automatiquement, ma femme en était aussi ! » C’est ce que ne manque pas de souligner le président du conseil particulier de Chicoutimi, Jean-Eude Tremblay : « Il est toujours disponible, impliqué dans tout, c’est sa plus grande qualité. » 

Une évolution du tissu associatif 

En 36 ans de carrière bénévole, le natif du Lac-Saint-Jean a pu être témoin d’une importante évolution du tissu associatif. « Quand j’ai commencé, il n’y avait pas tant d’organisations. Aujourd’hui on redirige souvent les personnes vers des services plus spécifiques », précise-t-il. Selon lui, la population bénéficiaire a aussi beaucoup changé. « Avant c’était beaucoup des personnes au chômage ou des familles, là il y a plutôt des problématiques de dépendance, de santé mentale, majoritairement des personnes seules. » 

Pour Jean-Eude Tremblay, l’ancienneté de Pierre Paquin est un atout certain. « Par ses contacts, ses connaissances, il a pu transmettre ses savoirs. » Mais il lui est tout de même aussi arrivé d’avoir envie de raccrocher. « Plusieurs fois j’ai voulu arrêter parce que j’avais une baisse d’enthousiasme mais les besoins sont encore là, on se dit qu’on peut être encore utile. » 

À 74 ans, ce vieux de la vieille est fier du chemin parcouru. « Ce qui me tient le plus à cœur, c’est qu’on a réussi à faire en sorte que sur un dollar de donné, c’est 95 cents vont aux pauvres et ça c’est pas facile à faire ! » 

À propos de Coline Cornuot

Amoureuse des mots et des rencontres, Coline s’est lancée dans le journalisme sur un coup de tête il y a deux ans. Après une formation à l’IUT de Vichy (France), elle a traversé l'Atlantique pour venir étudier à Jonquière. Elle espère ainsi se plonger dans la culture québécoise et découvrir une nouvelle manière de pratiquer le journalisme. Engagée voire utopiste, Coline veut devenir journaliste pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas. En France, elle a pu faire ses armes au sein du réseau Radio France et du quotidien L'Est éclair. Elle est d’un naturel discret mais déterminé et se passionne pour tout un tas de choses, des sujets de société à l’aviron, en passant par la culture sous toutes ses formes. Une liste interminable de centres d’intérêts qui ne l’enferme pas dans un plan de carrière précis. Mais avec sa soif d’apprentissage et son goût du voyage, elle rêve d’être correspondante à l’étranger.

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