L’avenir s’annonce pluvieux

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Les experts prévoient une augmentation importante des précipitations d’ici 2050 en raison des changements climatiques.
Photo: Pixabay

Des hivers plus courts peuvent sembler attrayants. Ils le deviennent un peu moins lorsqu’ils sont accompagnés de pluie, de chaleur intense et de phénomènes météorologiques extrêmes. Ce sont des conséquences que les changements climatiques réservent pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean des prochaines années.

On prévoit une augmentation de la température jusqu’à 2,8 degrés d’ici 2050 dans la région.

« Ce réchauffement généralisé entraîne et continuera d’entraîner des bouleversements du système climatique en accentuant notamment les extrêmes climatiques et en modifiant les normales ainsi que la variabilité des saisons », est-il noté dans la section du Québec du Rapport sur les perspectives régionales coordonné par Ouranos. L’association québécoise se spécialise en climatologie régionale.

Des temps violents et des phénomènes extrêmes s’abattront fréquemment sur le territoire, selon le directeur général du  Conseil régional de l’environnement et du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CREDD), Tommy Tremblay.

Celui-ci note que les journées sous la pluie seront en hausse, ce qui occasionnera des inondations importantes.

M. Tremblay souligne que l’hiver saguenéen aura un nouveau visage. La hausse des températures entraînera des périodes de redoux fréquentes et la saison sera plus courte. En revanche, il sera de plus en plus normal qu’il pleuve.

Cela aura un impact sur plusieurs activités hivernales. Notamment la pêche blanche, car la glace sera moins solide.

Les étés seront dangereusement chauds, entraînant des canicules et des périodes de sécheresse plus fréquentes. M. Tremblay soutient qu’il faudra créer des espaces où la population pourra se rafraîchir.

Une pente ascendante

Les changements les plus extrêmes sont prévus d’ici 2050. Le directeur géneral d’Ouranos, Alain Bourque, souligne qu’il ne faut pas oublier que cette transition se passe déjà de façon progressive.

« Les scientifiques trouvent qu’on néglige un peu trop les impacts plus graduels et subtils qui ont de la difficulté à faire les manchettes », remarque-t-il.

On peut entre autres penser à la lente, mais constante dégradation des écosystèmes.

La faune et la flore résistent bien à des événements météorologiques extrêmes lorsqu’ils ne sont qu’éphémères, selon M. Bourque. Cependant, lorsqu’un changement drastique se passe sur une longue période, il est plus difficile de s’y adapter.

« Ça ne peut pas se déplacer un arbre pour aller dans sa zone climatique idéale », déclare le représentant d’Ouranos.

Il est déjà trop tard pour renverser la tendance, car les bouleversements sont déjà faits, selon Tommy Tremblay. Ce dernier rappelle donc l’importance de la lutte aux changements climatiques et surtout, de notre adaptation à ceux-ci.

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