Jeux vidéo numériques : les commerçants en mode solution

La hausse de popularité des jeux vidéo sous forme numérique, que les consommateurs peuvent acheter en ligne, crée des pertes de revenus importantes chez les commerçants spécialisés. Ces derniers ont dû s’adapter pour assurer leur survie.

« Même si ce n’est pas dramatique, je dirais que ça touche 15 à 20 % de nos ventes », souligne le gérant de la succursale du GameStop à Chicoutimi, Jean-Alexandre Desgagné-Violette.

Son homologue du commerce Jeux vidéo Hytech de Chicoutimi, Sébastien Tremblay, remarque aussi une différence avec les années. « Aujourd’hui, c’est la sortie du nouveau NHL 23. Avant, je pouvais en vendre une centaine. Là, j’en aurai probablement vendu seulement huit à la fin de la journée. »

Les jeux vidéo sous leur forme physique intéressent de moins en moins la jeune clientèle.

Mis sur pied par les compagnies de consoles comme Microsoft et Sony, les magasins virtuels disponibles sur ces différentes plateformes permettent aux consommateurs d’acheter des jeux vidéo sous forme dématérialisée, directement de leur salon. « C’est vraiment avantageux, tu n’as pas à te déplacer et tu n’as pas le risque de perdre ou de casser ton CD, il va toujours être là », affirme Felix Audet, un passionné de jeux vidéo.

La vente de jeux et consoles retro permet à l’entreprise régionale Jeux vidéo Hytech de continuer à attirer les consommateurs.

Les commerces touchés ont cependant réussi à se réinventer afin de continuer d’exercer un attrait auprès de leur clientèle. Ils ont maintenant une marchandise beaucoup plus diversifiée surtout grâce aux produits dérivés provenant des différentes licences. « On a dû s’adapter. On a beaucoup de jouets et de figurines. Celles-ci fonctionnent énormément avec les collectionneurs », précise M. Desgagné-Violette. Les chandails et les peluches attirent également les consommateurs.

Les figurines prennent beaucoup de place dans les commerces étant donné le succès qu’ils ont auprès des collectionneurs.

En plus de ces alternatives, l’entreprise GameStop a tout récemment commencé à vendre des jeux directement sous forme numérique. À l’aide d’un code, les joueurs peuvent installer le jeu sur leur console. Pour concurrencer les magasins virtuels, la compagnie ne fait pas payer les taxes sur ce genre de produit.

 Bien que la situation soit contrôlable pour l’instant pour ces différents commerces, le gérant du Gamestop avoue être inquiet par rapport aux avancées technologiques. « Si les sociétés décident dans quelques années de concevoir des consoles sans lecteur disque pour se concentrer uniquement sur le digital, ça risque de nous affecter énormément. »

À propos de Alexis Desnoyers-Muckle

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Alexis est un jeune leader qui a de grandes aspirations pour son futur et qui en a déjà beaucoup derrière la cravate. Originaire d’Arvida, il a étudié à la Polyvalente de Jonquière, école dont il a été le président lors de sa dernière année du secondaire. Il y a aussi reçu la médaille du lieutenant-gouverneur pour son implication scolaire et communautaire hors du commun. Cet apprenti journaliste très entreprenant a aussi fait partie de l’équipe de rédaction de la Cerise, un magasine du Cégep de Jonquière, lors de sa première année en ATM. Ses ambitions post-collégiales sont floues mais très prometteuses. Il souhaite poursuivre ses études à l’université, probablement en philosophie ou en science politique. Découvrir le monde fait aussi partie de ses projets futurs. Lors de ses temps libres, Alexis adore pratiquer du sport et passer du temps avec ses amis. Sa plus récente passion, qui lui permet justement de lier ces deux attraits, est de participer à des fantasy de basket-ball. Ses connaissances en la matière et sa gestion du risque font de lui un adversaire redoutable.

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