Distillerie du Fjord : une entreprise qui ne cesse de grandir

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Jean-Philippe Bouchard explique aux élèves universitaires son grand parcours entrepreneuriale.
Photo : Félix Gallant

Savoir provoquer les choses. Voilà un des conseils prodigués par l’entrepreneur et co-propriétaire de la Distillerie du Fjord, Jean-Philippe Tremblay.

« Je pense que ce qui m’a le plus aidé récemment est de provoquer les choses. Il faut prendre action pour que les choses se passent bien. Quand on est passif et qu’on attend, il ne se passe rien », a-t-il déclaré, lors d’une conférence, mercredi midi, sur son parcours entrepreneurial. Elle était présentée à la salle Alphonse-Desjardins de l’UQAC. Cette rencontre s’adressait aux membres du Centre d’entreprenariat et d’essaimage (CEE).

Les conseils qui ont également retenu l’attention lors de la rencontre sont de suivre son instinct, rester à l’affut et de développer son réseau de contacts dans un monde où la concurrence est féroce.

Obstacles à surmonter

 Lors de sa conférence, ce dernier a aussi affirmé que cette année a été plus difficile que les années précédentes. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation, comme l’inflation, le manque de bouteilles qui lui est arrivé à trois reprises et le nombre ahurissant de compagnies de gin font que Jean-Philippe Bouchard a connu quelques obstacles.

Retour aux sources

M. Bouchard a tenu à faire un retour sur la manière dont il est parvenu à se faire une carrière, lors de la rencontre. Gradué en 2012 à l’UQAC, L’homme a toujours eu la fibre d’entreprenariat en lui. Mélangé avec son amour pour l’alcool, la distillerie du Fjord qui se spécialise en gin a pu voir le jour, il y a environ cinq ans.

Co-dirigée par trois propriétaires, la distillerie, située à Saint-David de Falardeau, est composée de Jean-Philippe Bouchard, son frère, Benoit, ainsi que de leur père, Serge. Pour se faire connaitre, la compagnie est allée faire un discours de vente au siège social de la SAQ pour vendre son projet. Le plan a été assez convaincant que le géant de l’alcool a demandé 5 000 bouteilles. À ce moment, la petite entreprise en avait seulement une centaine.

Sur plusieurs sortes de gin, le KM12 est leur plus populaire. Il a été lancé en 2017 à la SAQ et l’entreprise en a vendu un nombre impressionnant de bouteilles dans l’après-midi. « On est le gin de microbrasserie le plus vendu à la SAQ », a mentionné l’homme d’affaires.

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